Des femmes actives sur le web !

Female-Entrepreneurs-in-Paris-AuFeminin_comQuelle est la place des femmes dans le monde numérique? L’économie dite numérique est-elle suffisamment investie par les femmes? On retrouve une majorité de femmes dans les secteurs des soins, de l’enseignement et du travail social. Pourquoi ? Les études sociologiques indiquent que les femmes privilégient les études et les emplois liés à l’humain, elles veulent se sentir utiles à la société, améliorer la vie des autres. Magnifique ! Mais soyons créatives, il y a aujourd’hui différentes façons d’assouvir cette envie d’être socialement actives via le web ! Et relever des défis sociétaux de manière durable, que ce soit dans le cadre de la santé, de l’habitat, de l’alimentation, cela passe aussi par la maîtrise des outils technologiques. Le web, ce n’est pas que des geeks masculins qui maîtrisent la technique. Nous aussi pouvons exister sur la toile et croyez-moi, cela ne fait que commencer !

Etant donné que l’indépendance et la flexibité sont parmi les principales raisons évoquées par les femmes créatrices d’entreprise, être active sur le web est une excellente opportunité. De plus, nous rêvons de concilier vie privée et familiale. Or, les secteurs où les femmes sont traditionnellement plus présentes sont justement ceux où la présence physique est fortement requise (comme dans le cas d’une enseignante par exemple). Ainsi, développer une activité ou un service sur le web, c’est aussi être présente d’une autre manière, moins contraignante en termes d’horaires, tout autant intense, mais à des moments choisis ! Motivant n’est-ce pas ? 🙂

Je vous suggère ci-dessous quelques exemples de femmes qui ont réalisé des projets. Il y a certainement encore beaucoup d’autres idées ‘féminines’ à développer.. Place à la créativité ! Et pourquoi pas répondre aussi à des besoins qui nous sont propres, proposer des solutions pour nous faciliter le quotidien !

Sandrine Benattar est l’instigatrice du projet « Soleilles Cowork », projet porté par 5 femmes: « J’ai toujours cherché à travailler dans des domaines porteurs de sens pour moi: associations d’aide scolaire ou humanitaire, valeurs ludo-éducatives, création d’une marque dédiée aux jolies-phrases-que les enfants-disent, participation à une plate-forme communautaire de micro-crédit. Et le projet de Soleilles germa : ouvrir un lieu où tous les professionnels nomades à l’aise dans la collaboration, pourraient dans un même lieu, dans Paris, aux horaires normaux de bureaux, converger, échanger, s’épauler, transmettre, trouver des contacts professionnels, faire leurs réunions, avoir une place de marché où trouver de l’énergie et stimulation, des projets où s’investir, sur lesquels s’engager, “gagner de l’argent mais pas seulement”, tisser des relations. L’intérêt de l’indépendance sans la solitude. Le tout dans un lieu avec une touche et une équipe d’animation féminine. Avec des professionnels étrangers de passage qui ouvriraient et positiveraient l’ensemble ; pour lutter contre le négativisme ambiant ». (www.soleillescowork.com)

Aurélie Duthoit est fondatrice et directrice générale de Babyloan (www.babyloan.org), le premier site européen de microfinance. Ce site propose aux internautes, désirant donner du sens à leur épargne, de soutenir par le prêt des micro-entrepreneurs en recherche de financement. Aurélie Duthoit: « Bien que mes études d’école de commerce me destinaient plutôt à une carrière lucrative dans la finance ou le marketing, j’ai découvert la microfinance –grâce à une immersion d’un an sur le terrain – et n’ai jamais pu m’en éloigner. Après quelques expériences professionnelles dans le développement durable, la solidarité internationale, j’ai sauté le pas, et lancé Babyloan ».

Après avoir travaillé onze ans chez IBM, Delphine Remy-Boutang décide de se lancer dans le bain de l’entrepreneuriat et monte son agence de conseil spécialisée sur la stratégie des médias sociaux pour les entreprises, appelée le « social business ». La première entreprise de Delphine Remy-Boutang sera d’abord « The social bureau ». Son idée : intégrer les réseaux sociaux dans le contexte bien particulier d’une entreprise. (www.thesocialbureau.com).

Pour sauver le monde, il faut jouer ! Tel est le crédo de Jane McGonigal, créatrice de jeux en ligne en ‘alternative reality’ de renommée mondiale, Jane part du principe que des joueurs mis face à des problèmes dans le cadre d’un jeu virtuel, trouveront plus facilement une solution aux problèmes rencontrés que dans la vie réelle. Et ce principe peut s’appliquer à tous les grands défis sociétaux de notre époque comme aux problèmes plus personnels telles que l’obésité ou le maintien en forme.
Parmi ses jeux les plus connus, on épinglera World without Oil (www.worldwithoutoil.org), Evoke (www.urgentevoke.com) ou encore Cryptozoo (cryptozoo.ning.com).