Comment rester zen au boulot ?

imagesCAHU240HVoilà un sacré défi car évidemment, être zen quand on est chez soi, bien tranquille, c’est a priori bien plus facile ! Or, c’est justement dans les moments où l’on peut se sentir submergé(e) par le stress, les tensions et les inquiétudes qu’il est génial de pouvoir rester zen.. Comment s’y prendre ? Les ouvrages spécialisés en la matière nous conseillent de prendre de la distance avec les émotions négatives et le stress, en respirant calmement et en faisant le vide en nous. Ok, c’est logique ! mais est-ce toujours réaliste ? Combien de fois, alors que nous sommes convaincu(e)s des bienfaits de la pensée positive, de la détente et de toutes les astuces pour rester calme, nous sommes pris(e)s dans un tourbillon d’énervement, de peurs, de frustrations et même de rancoeur parfois..

Prenons du recul : qu’est-ce qui nous met dans tous nos ‘états’? Le fait de ne jamais clôturer ce que nous avons programmé, le sentiment que l’on ne nous fait pas confiance? Le fait de ne pas pouvoir être autonome, la manière dont on nous parle, … Il y a beaucoup de raisons qui peuvent nous faire perdre notre sérénité au travail.. C’est dès lors le meilleur endroit pour apprendre à devenir zen !

Tentons de mettre une certaine distance entre ce que nous sommes, notre personnalité, et le rôle que nous avons en travaillant. Tentons de dépersonnaliser les choses (il s’agit d’un des accords toltèques de Miguel Ruiz: « Ne réagissez à rien de façon personnelle »): si on est mécontent de moi, est-ce du à ma personne ou à ma fonction (qui n’est d’ailleurs pas forcément claire pour tout le monde, ce qui engendre des malentendus et des attentes qui peuvent être disproportionnées)? Si je m’énerve chaque fois qu’untel m’adresse la parole, plutôt que d’appréhender ce moment, pourquoi ne pas retourner la situation et devancer la discussion. J’ai déjà expérimenté ceci: me mettre dans la peau de l’autre et parler comme lui ou elle le ferait. Passé l’étonnement, l’autre personne se sent plus comprise, plus relax et alors peut commencer un vrai dialogue.

La communication non violente, c’est-à-dire en résumé : dire ‘je’ ressens ceci quand ‘tu’ dis ou fais cela est aussi un excellent moyen de dénouer les tensions professionnelles. Il s’agit d’éviter les malentendus et de ne pas ‘attaquer’ ou critiquer de front mais expliquer pourquoi nous nous comportons d’une certaine manière dans certaines circonstances.

Face à l’incompétence, il y a évidemment des limites à tout ce qui est expliqué ci-dessus ! Dans ce cas encore, la prise maximum de recul est saine. Combien de fois une personne qui n’est pas à sa place et qui, objectivement, provoque beaucoup de ‘dégâts’ est remplacée un jour et l’on se dit alors: ‘et dire que je me suis tant pris la tête… !’ 🙂

Face aux personnes très stressées, que faire ? Surtout ne pas se laisser emporter dans leur tourbillon ! Si certain(e)s prennent leur santé physique et psychique à la légère, ce n’est pas une raison pour en faire autant. A nous de montrer que l’on peut être efficace en restant calme et détendu. La force tranquille ! Au stress, opposons une attitude posée et équilibrée et tenons bon ! Pas question de sacrifier notre santé, c’est d’ailleurs totalement contre-productif pour tout le monde !

Flace au flot du négativisme, dont certain(e)se semblent se délecter, tentons de nous soustraire aussi gentiment. Pas la peine de rajouter de l’huile sur le feu quand on sent que tout s’enflamme autour de nous. Entendre parler de manière très négative d’un absent(e) doit nous faire fuir plutôt que de tendre l’oreille par curiosité ou malveillance, même si cela semble faire du bien sur le moment, en général, après une journée de ‘méchancetés’ dites et entendues, on rentre lessivé(e)s et plus énervé(e)s que jamais !

Et pourquoi pas se permettre de s’isoler carrément le temps d’une petite pause, prendre l’air, regarder des choses inspirantes, se faire un petit auto-massage de la nuque, lire (des articles de ce blog notamment !), bref, s’évader un petit moment, régulièrement, pour ne pas avoir envie de tout envoyer balader aux moment de profond ras-le-bol ! Et si on en faisait même profiter nos collègues, hop une petite musique sympa et on chante, on s’étire, on se permet de rêvasser un peu.. Nous ne sommes pas des robots donc pas la peine de faire semblant que nous sommes des brutes de travail, assoiffé(e)s de défi permanents et en quête de … l’inaccessible étoile !