Se changer soi pour changer le monde !

imagesCABRLWMMVous connaissez certainement cette phrase de Gandhi: ‘Sois le changement que tu veux voir dans le monde’, et voilà que tout est dit…

Si les ouvrages, les conférences, les sites internet et les blogs consacrés au développement et à l’épanouissement personnels marchent si bien, c’est plutôt rassurant ! Cela veut dire que nous sommes de plus en plus à partager cette vision de Gandhi, cette sagesse millénaire car les philosophes de l’antiquité sont déjà porteurs de ce message.

Avant de m’intéresser au développement personnel, je me suis passionnée pour la philosophie, l’écologie, le développement durable et le bouddhisme aussi. Il y a multitudes de liens entre tout cela: le principe de la responsabilité individuelle, la prise de conscience de l’impact de nos choix, l’idée d’être acteur de sa vie et de sa vision du monde, le besoin de créativité, de viser un épanouissement personnel durable. Selon le bouddhisme, chacun est ‘buddha’, c’est la prise de conscience, l’éveil, l’attachement au moment présent qui font des nous des êtres emplis de sagesse, de sérénité et de joie intérieure.

Ainsi, passer du temps et réserver de l’énergie pour soi-même, pour rayonner et pour y voir clair est le meilleur moyen de contribuer à tous les défis complexes qui nous entourent.

On peut se sentir, à l’écoute des nouvelles du monde chaque jour, désorienté, déprimé et impuissant. C’est en effet difficile de garder le moral pour l’avenir quand on sait que tant de choses terribles se passent à chaque instant. L’envie d’oublier, de ‘démissionner’, d’ignorer ce qui se passe parfois autour de nous est légitime.

Mais il est possible de voir les choses autrement: quelle est mon influence sur le cours des choses ? De manière directe, ma façon d’être ou agir a des conséquences sur moi-même et mes proches. Or, si j’agis pour moi et mes proches, ces derniers à leur tout agiront pour leur ‘cercle’.. Ainsi, même si mon ‘cercle d’influence’ semble très petit au départ (au vu de l’immensité et de la complexité des défis qui nous entourent), il s’agit néanmoins d’un cercle qui peut prendre de l’ampleur via mon action et les actions de ceux qui m’entourent.

Par ailleurs, je suis persuadée que si chacun était dans une démarche de sérénité et de paix intérieure, petit à petit, les violences, conflits et haines de toutes sortes n’auraient plus lieu d’être. Une personne violente n’agit pas au départ par plaisir d’être violente mais en réaction à un manque, à une frustration, à des doutes.. En soi, personne n’aspire au malheur et à la destruction. C’est la confusion, le sentiment de ne pas pouvoir faire autrement, de devoir se ‘battre’ contre les autres qui créent des cercles vicieux..

En conclusion, je reprends ici les mots de Pierre Rabhi: « Faire sa part, à son niveau, avoir confiance dans la force de ses convictions, sentir que chaque être humain est investi d’une beauté qui lui est propre, savoir dire non à un chemin imposé par l’extérieur pour mieux suivre la voie de ses intuitions. »