La science remercie les femmes !

okekeChaque année, 5 femmes scientifiques, une par continent, sont mises à l’honneur pour la contribution de leur travaux, la force de leur engagement et leur empreinte dans la société. Elles sont sélectionnées par un jury indépendant et international, présidé cette année par le professeur Ahmed Zewail, Prix Nobel de Chimie 1999. Les travaux des lauréates 2013 témoignent d’approches exceptionnelles et novatrices dans la recherche fondamentale en sciences physiques : qu’il s’agisse de permettre une meilleure compréhension du changement climatique, de faire avancer les recherches sur les maladies neurodégénératives, ou de favoriser la découverte de nouvelles sources d’énergie potentielle.

« Ces cinq femmes scientifiques d’exception apportent au monde une compréhension plus fine du fonctionnement de la nature » a déclaré Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO. « Leur recherche d’avant-garde et leurs découvertes modifient notre façon de voir et de penser dans de nombreux domaines des sciences physiques et repoussent les frontières de la science et de la technologie. De telles avancées peuvent transformer nos sociétés. »

Les lauréates pour l’édition 2013 sont la professeur Francisca Nneka Okeke (Nigeria) pour ses travaux pionniers sur les variations quotidiennes des courants ioniques dans la haute atmosphère, qui pourraient améliorer notre compréhension du changement climatique. La professeur Reiko Kuroda (Japon) est lauréate pour l’explication de la différence fonctionnelle entre les molécules gauchères et droitières, donnant lieu à de nombreuses applications pour la recherche, notamment sur les maladies neuro-dégénératives telles que l’Alzheimer. La professeur Pratibha Gai (Royaume-Uni) est lauréate pour la mise au point d’une technique de visualisation innovante, permettant d’observer les réactions chimiques des atomes de surface des catalyseurs, ouvrant la voie au développement de nouvelles sources d’énergie et de nouveaux médicaments. La professeur Marcia Barbosa (Brésil) est lauréate pour la découverte d’une anomalie de l’eau, non seulement  applicable à d’autres liquides, ce qui pourrait entrainer une meilleure connaissance des phénomènes de séismes, mais aussi importante pour la compréhension du repliement des protéines, aspect essentiel pour le traitement de certaines maladies. La professeur Deborah Jin (États-Unis) est lauréate pour avoir été la première scientifique à refroidir des molécules à un point tel qu’elle a pu observer des réactions chimiques au ralenti, ce qui pourrait améliorer notre connaissance des processus moléculaires et favoriser la découverte de nouvelles sources d’énergie.