Nous, les femmes, voulons-nous être des ‘nouvelles’ mères?

imagesCAFCCDNZLes statistiques sont claires: quand il s’agit de s’occuper d’un enfant malade, d’aller chercher un enfant plus tôt à l’école, de prendre des congés liés aux enfants, les femmes restent très majoritairement mobilisées au sein des couples. Or, depuis plusieurs années, on parle des ‘nouveaux’ pères qui désirent s’occuper davantage des enfants et de la vie familiale. Le rapport à la paternité change, de manière volontaire ou contrainte, en fonction des désirs ou des évolutions de la vie de couple.

Si le rapport à la paternité change, qu’en est-il de notre rapport à la maternité? Que désirons-nous vivre? Désirons-nous acquérir plus de disponibilité en dehors de notre rôle de maman? Chaque femme a bien entendu son expérience et ses désirs propres mais il semble, à la lecture de différents ouvrages et études sur la question, que les femmes ont du mal à ‘décrocher’ de leur rôle de mère. Que ce soit par plaisir de disposer d’une grande proximité avec ses enfants, par envie de s’épanouir en tant que mère, par sentiment de ‘devoir’ maternel, beaucoup de femmes aujourd’hui tiennent à leur ‘place’, à leur rôle, et même si l’aide des hommes est souhaitée et valorisée, combien de femmes sont-elles prêtes à réellement partager la parentalité? Y a-t-il des freins psychologiques, conscients et inconscients, qui font qu’une femme se sente vite la plus responsable du soin et de l’éducation des enfants?

Autour de moi, je vois plutôt le modèle ‘traditionnel’ perdurer, avec des désirs contradictoires de femmes qui, d’un côté, souhaitent assumer au maximum leur rôle de maman, et qui, d’un autre côté, ressentent des frustrations, une fatigue et des tensions qui ternissent parfois fortement leur quotidien. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes témoignent de leur ‘baby-blues’, de leur épuisement, de leur sentiment d’échec ou d’impuissance. Trouver le ‘juste’ milieu au sein du couple nécessite de dialoguer, d’expérimenter (comment savoir si nous pouvons apprécier un changement si nous ne le vivons que trop rarement), de faire le point régulièrement sur les aspirations profondes de chacun. Et n’oublions pas que rien n’est immuable: ce qui nous convient aujourd’hui ne nous conviendra peut-être plus demain. Alors, à chacun et chacune de trouver son propre équilibre et sa propre ‘recette’, si vous en avez une, rendez-vous dans les commentaires ci-dessous !