Mother forever !

motherVous connaissez Florence Foresti et son spectacle « Mother Fucker »… On peut être une mère très imparfaite, voire indigne ! 🙂 Des écrivaines racontent aussi leur vie de mère, des femmes connues du grand public, des inconnues, bref des mères qui osent parler de leurs émois, de leurs doutes, et qui nous déculpabilisent!

T’as le blues baby, c’est le côté lunaire d’Alessandra Sublet, celle qui a un sourire à tomber sur France5. Elle se raconte: sa dépression post-partum après la naissance de son enfant. « Quand on devient mère, quand notre coeur de mère se met à battre, on culpabilise plus. Et c’est pour la vie. L’aspect personnel et le côté professionnel, comme je le raconte, sont des équilibres fragiles et, avec la naissance d’un enfant, il faut pouvoir faire la balance. Je ne pensais pas que le changement serait aussi fort. J’ai vécu et je vis encore un numéro d’équilibriste permanent ! »

Avec Un heureux événement d’Eliette Abécassis, le mythe de la maternité toujours heureuse tombe: « on nous cache tout, on ne nous dit rien sur la maternité ».

Journaliste spécialisée dans les loisirs pour les kids et auteure du guide « Paris avec des Enfants » paru chez Lonely Planet, Jessica Cymerman a écrit Serial mother et est « à la tête de serial kids, d’un serial mari, d’un serial chien, de serial bonnes idées, de serial nuits blanches, de serial discussions avec ses serial copines sur l’utilité du porte-bébé (ou pire, sur la nécéssité ou non d’avoir une poussette double), de serial prises de tête sur des « vraies » questions du style « et si je pars en week-end sans mes enfants, suis je une mère indigne? », de serial angoisses sur tout, de serial moments de fierté procurés par ses serial kids, de serial envies d’avoir 6 enfants et puis …non, de serial révoltes et de serial calins ! Elle a une serial envie de partager ses serial coups de coeur, coups de gueule, coups de sang, coups de pied, coups de soleil, coups de mou (!), coups de tête, coups de pouce et coups de foudre. Si toutes les serial mothers se filaient des coups de main, ce serait plus facile! Parce qu’ être maman, c’est une vraie drôle d’aventure ! »

Mère agitée, le joli titre du livre de Nathalie Azoulai: entre biberons, boulot, copines et mari, elle se cherche et s’agite, explore les sentiments ambigus qui la traversent, fouille cet amour infini qui la dévore…

Mauvaises mères ! : Les joies de la maternité ou trois jeunes mamans ont choisi de revendiquer leur statut de mauvaises mères : « oui, être une mauvaise mère fait un bien fou, à la mère, au couple, et, qui plus est, au bébé… »

Marie Darrieussecq avec son livre Le Bébé interroge ce qu’est une mère, ce qu’est un bébé, en donnant ses lettres de noblesse à un sujet absent de la littérature. « Bébé disent les publicitaires, certaines puéricultrices, les psychologues de magazines, les manuels pour parents… L’absence d’article est comme certains tutoiements, un chantage à l’intimité et un mépris de la pensée… . » Elle donne au bébé, une majuscule et un article, une coloration universelle et très particulière. Elle dévoile l’apprentissage de sa « fibre maternelle »: du malaise à l’amour, du dégoût à l’enthousiasme, le texte est à la fois suspendu aux caprices d’un petit être énigmatique et nourri d’une expérience incomparable.