Modern Art & Pop Culture: les femmes aussi !

marielInspiré par la contre-culture américaine et la vieille tradition figurative européenne, l’art baptisé « Modern Art & Pop Culture » est à l’honneur à la Halle Saint-Pierre, à Paris, jusqu’au 23 août 2013. Beaucoup de femmes ont trouvé leur place dans cette exposition. Amanda Smith, jeune américaine, avec ses mini-tableaux mi-naïfs, mi-efffrayants. Les céramiques qu’elle a modelées et peintes, représentent des enfants souriants dans un beau monde pastel et lumineux, directement inspiré des miniatures indiennes. Un univers sans défaut que vient perturber un élément monstrueux : un tigre, un diable, une scie.

Il y a aussi Kathy Staico Schorr en peinture, Mariel Clayton et ses Barbies et Ken disposés dans des mises en scène gores, ou encore Kate Clark, taxidermiste new-yorkaise qui invente des créatures mi-animales, mi-humaines. « Il y a une vraie communauté de femmes-artistes, particulièrement à New York », remarque cette dernière.

« Les femmes sont en train de prendre la main sur le marché de l’art aux États-Unis. Les commissaires sont des femmes, les responsables de galeries le sont aussi. C’est devenu normal », reconnaît Amanda Smith. La contre-culture serait donc paritaire ? « En voyant mes créatures très grand format, beaucoup croient que seul un homme a pu faire cela », s’amuse Kate Clark.

Hommes ou femmes, les artistes exposés à la Halle Saint-Pierre ne refoulent ni violence, ni sexualité, ni morbidité. « La vie n’existe pas sans la noirceur. Quand l’inconscient essaie d’émerger et qu’il remonte à la surface, il produit du fracas », note Martine Lusardy, conservatrice à la Halle. « Ce n’est pas forcément destructeur, c’est au contraire nécessaire pour que la vie continue. C’est une preuve que l’art n’est pas mort ! »