Les romans d’Alice Ferney

imagesCA6GO9V8Pour celles qui aiment les romans qui racontent des histoires, les romans dits psychologiques, c’est-à-dire dans lequels on plonge dans l’analyse des sentiments, des désirs et des troubles des personnages, ce roman est pour vous ! Alice Ferney analyse avec profondeur l’histoire d’un couple, elle remonte le fil de l’histoire: leurs parents, les relations mère/fille, les liens familiaux. Comment souffrir le moins possible ? Comment répondre à un idéal de réussite ? Comment éviter la dérive d’un mariage ? ‘ »Personne ne sait vraiment, au moment de convoler, que le mariage, s’il peut être une félicité, est certainement un travail. Personne ne sait vraiment non plus, au moment de se passer la bague au doigt, quel héritage affectif pèse sur les épaules de l’autre, sur quels précipices il s’est construit, de quels manques et de trop-pleins il a souffert. » Ce roman tente de trouver des réponses aux questions suivantes: « Qu’est-ce que s’aimer ? De quoi sont faites nos destinées sentimentales? » Chacune peut se reconnaître dans les différentes situations, retrouvrer des scènes familières, cerner davantage sa propre histoire…

Dans le roman La Conversation amoureuse, Alice Ferney décrit trois différents couples et la naissance de la passion. Une épouse quitte son mari, lequel séduit alors une jeune femme rencontrée à la sortie de l’école de leurs jeunes enfants. Mais, celle-ci étant mariée, voici donc trois couples à décrire. Les couples s’observent les uns les autres, comme pour tâcher de comprendre les modalités de leur propre fonctionnement. Même en public, l’état de leurs relations se lirait dans les attitudes corporelles…

Dans L’Elégance des veuves, ce sont trois générations de femmes que l’on découvre A Paris, au début du 20ème siècle, Valentine est mariée à Jules. Heureuse en mariage, Valentine va découvrir un plein épanouissement avec la maternité. D’abord, les jumeaux viendront la combler, vite rejoints par six autres petits frères et soeurs. A chaque naissance, c’est un bonheur renouvelé pour cette femme dévouée à son mari et à ses enfants. Parmi eux, il y a Henri, qui l’âge venu, épouse Mathilde, une jeune cousine. C’est alors une succession de drames qui frapperont cette famille, mais aussi des joies, cette fois au travers des nombreuses grossesses de Mathilde. L’auteur décrit avec émotion et justesse la difficulté d’être mère à l’époque, avec un suivi médical quasi-nul et des femmes courageuses, accomplissant naturellement les tâches domestiques jusqu’à l’accouchement. De religion catholique, ces femmes n’ont jamais songé à interrompre leur rôle de procréatrice, elles sont d’ailleurs parfois considérées comme des « ventres ».

Dans Grâce et denuement, une bibliothécaire est saisie d’un désir presque fou : celui d’initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d’abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu’inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu’elle entrevoit le destin d’une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.