Diana Krall

imagesCAZDT8HODiana Krall est pianiste et chanteuse et si vous ne connaissez pas encore l’univers du jazz, elle constitue certainement une très bonne introduction en la matière car elle a chanté tant de standards… Sa voix est sensuelle, douce et forte à la fois. J’emmène régulièrement Diana avec moi, elle accompagne très souvent ma vie quotidienne et elle m’a donné envie de chanter ‘The look of love’, à sa manière, lascive et terriblement sexy ! La magie a d’ailleurs opéré le jour où j’ai chanté ce morceau devant un public, certes conquis d’avance puisqu’il s’agissait essentiellement de mes proches, mais pas forcément acquis aux stantards de jazz !

Elle a côtoyé de grands artistes: Ray Brown contrebassiste et ancien membre du Oscar Peterson Trio, le pianiste d’Ella Fitzgerald Jimmy Rowles qui devient son mentor. Elle a également chanté avec Ray Charles sur son dernier album. Elle nous propose de nouvelles interprétations de Cole Porter, George Gershwin, Miles Davis, Chet Baker ou Duke Ellington. Et elle est aussi une référence pour Woody Allen qui la met à l’honneur dans son film Anything Else.

Elle, qui est une des jazzwomen les plus connues d’aujourd’hui, se défend d’avoir voulu faire carrière: «J’abhorre cette expression qui est pour moi à l’opposé de la créativité, de la sincérité, de l’honnêteté et de l’audace. C’est pour cela que j’aime certaines femmes des années 20, celles qui ont refusé tout carcan et toute autorité, qui vivaient, fumaient, buvaient, aimaient, créaient, faisant fi des convenances. Moi, j’ai été soutenue par de très grands artistes qui n’ont jamais voulu  faire carrière mais qui resteront dans l’histoire. Je leur dois tout.»

Son dernier album, Glad Rag Doll, offre une Diana plus pimentée: du ragtime, du folk, du blues et cela aussi lui va très bien !

Je lui laisse le mot de la fin qui selon moi résume tout… «Le plus beau compliment que l’on puisse me faire, c’est de me dire que je suis une blonde avec une voix de Noire.»