Nous, les femmes, pouvons-nous cesser de vouloir être parfaites?

imagesCAKKWC6MChères lectrices, combien parmi nous peuvent déclarer qu’elles assument parfaitement leurs imperfections? Combien parmi nous peuvent déclarer qu’elles n’ont jamais tenté d’être une femme, une collègue ou une maman parfaites?

Que de stress, de tensions, de frustrations ou de colères cumulées pour tenter d’être ‘irréprochables’, ‘à la hauteur’, ‘en totale maîtrise’. Car que signifie vouloir être parfaite? Etre celle qui répond aux attentes et désirs des autres? Ou être la meilleure? Ou être hors de portée des critiques? Tout cela semble répondre à une image extérieure de nous-mêmes. Nous souhaitons donc, en tentant d’être parfaite, d’être admirée, aimée, valorisée par les autres, même si le prix peut être très cher pour nous-mêmes… Or, au bout du compte, qui paie les dégâts d’une telle attitude? Nous évidemment !

Si on commençait à se demander ce que nous cherchons en tentant d’être parfaitement gentilles, expertes, aimables, douces, compréhensives, calmes, séduisantes à toute heure… Serions-nous si peu confiantes en nous que nous recherchons tant à accumuler les qualités? Aurions-nous un doute sur notre propre valeur? Que voulons-nous prouver exactement? Que nous sommes dignes d’intérêt, d’amour, de confiance?

Quand une femme rencontre un homme, la tentation n’est-elle pas grande de masquer ses défauts, de vouloir se montrer ‘sous son meilleur jour’, avec un maximum d’atouts? Quand une femme postule à un job, ne sent-elle pas instinctivement qu’elle doit ‘compenser’ son statut de femme, dépasser les stéréotypes qui nous collent à la peau, qu’elle doit prouver d’autant plus sa motivation et ses compétences? Quand une femme devient mère, dès l’annonce de sa grossesse, à la maternité et à de multiples occasions, n’est-ce pas vers elle que se tournent les regards et les questions dès qu’il s’agit de l’enfant?

Le perfectionnisme n’est pas l’apanage des femmes. Mais tant d’études sociologiques indiquent que, dès le plus jeune âge, la course aux meilleures notes à l’école, le besoin de reconnaissance sociale ou familiale, sont majoritairement le fait des jeunes filles et des femmes. Les consultations chez les psychologues et les thérapeutes des femmes portent très souvent sur le manque de confiance que nous avons en nous et un besoin, parfois disproportionné, d’être acceptées telles que nous sommes, en commençant par nous-mêmes… Car s’aimer soi permet d’équilibrer le besoin d’être aimée par les autres!

Nous savons toutes que la perfection n’est pas de ce monde. Nous ne cessons de dire et de penser que décidemment aucune personne, aucun lieu, aucun job, aucune relation n’est parfaite. Et pourtant, régulièrement, nous renouons avec la tentation d’être parfaites, dans un domaine au moins 🙂 Cela nous rassure, nous procure un sentiment de réconfort, une assurance, si chèrement payée parfois.

Viser la perfection, c’est viser un absolu qui n’existe pas. Mais viser de faire de son mieux les choses que nous aimons faire, d’être ‘parfaitement’ authentiques, sincères et à l’écoute de nous-mêmes dans nos relations affectives et professionnelles, voilà un très beau défi! Alors, perfectionnons-nous dans la recherche de notre bien-être!

Merci à Régis Carlo www.momentpresent.com qui a lancé le thème de l’éloge de l’imperfection (http://www.momentpresent.com/2013/07/29/a-la-croisee-des-blogs-edition-59-leloge-de-limperfection) sur la plate-forme DeveloppementPersonnel.org.