Peggy Pascal: des ‘it bags » potagers

peggy pascalPeggy Pascal a reçu le prix Terre de Femmes 2013, décerné par la Fondation Yves Rocher pour son action au Kenya : le concept des sacs potagers, qu’elle a développé dans les bidonvilles de Nairobi en 2008. Cette année, l’ONG Solidarités International recense près de 240 000 sacs dans les cinq bidonvilles de la capitale… « Nul besoin de grands espaces, ni de gros moyens pour faire pousser ses légumes, explique Peggy, sept sacs installés au pied d’un baraquement suffisent à faire un repas par jour pendant sept jours. En plus de répondre à des besoins primaires et alimentaires, les sacs ont changé le visage de ces quartiers pauvres. Les populations ont commencé à nettoyer les ruelles, la verdure a redonné le sourire aux gens. Mais ces petits sacs potagers ont surtout recréé du lien social, du dialogue et de la solidarité au cœur d’une société marquée par les tensions interethniques. »

Qui est Peggy Pascal? Elle a étudié l’histoire-géo en poche, l’anglais à Oxford, l’aménagement du territoire et est une ingénieur spécialisée dans le monde tropical… Peggy Pascal aime l’aventure et surtout la vit: en Centrafrique en tant que prof d’histoire-géo, Burkina Faso pour une immersion totale, où elle ne verra « pas un blanc pendant quatre mois », puis le Kenya où germe l’idée des sacs potagers. A l’âge de 29 ans, elle est en mission pour le gouvernement afghan et les Nations Unies: elle part seule pour développer sur place le bureau de l’ONG Groupe URD. Au bout de 3 ans, elle dirige une équipe de recherche de 12 personnes sur la condition de femmes très pauvres en Afghanistan. « J’ai d’ailleurs découvert que leur problème n’était pas la Bürqa, un signe de richesse très convoité là-bas. Il est bien plus profond et complexe que cela. J’ai appris à voir les choses avec plus de nuances et à prendre de la distance. » Puis elle passera 5 ans chez Solidarités International où elle développera son projet phare, celui des sacs potagers, qui connaît aujourd’hui un véritable succès. « En début d’année 2013, en devenant maman, à 36 ans, elle a décidé de ralentir son activité dans l’humanitaire pour se consacrer à l’acupuncture. « Ce qui me plaît dans ce métier, c’est voyager et rencontrer des gens différents. Finalement je vais juste garder ce que je préfère et tenter de transmettre à mon fils le goût de la découverte et de l’ouverture au monde. »

Elle explique dans la vidéo ci-dessous son projet de sacs potagers: