Reprenons le pouvoir sur nous-mêmes

imagesCAU7GJL2Cette chronique, je l’ai rédigée suite à la lecture de l’article intitulé ‘Si aucune femme ne supportait la violence faite aux autres femmes, plus personne n’oserait nous faire de mal’, article disponible sur le blog de JUMP, dont je vous recommande la lecture: www.blogjump.eu.

Chères lectrices, je tente, à travers ce blog, d’illustrer à quel point les femmes ont fait ou font des choses magnifiques! Je croise beaucoup de femmes qui souffrent d’un déficit de confiance en elles et qui recherchent souvent l’estime à travers les autres. J’ai animé différents ateliers relatifs au développement personnel qui s’adressaient à des femmes de tous âges, avec des profils très variés et ce qui me frappe depuis plusieurs années, et que je retrouve dans différentes études ou ouvrages ou statistiques, c’est un recul de confiance et de valorisation de soi-même. Ce recul est peut-être imputable en partie à la morosité ambiante mais aussi et surtout à l’habitude de devoir exister en dehors de soi-même.

Il semble donc que la question de la ‘prise de pouvoir’ envers soi-même est d’une totale actualité. Le succès des ouvrages de développement personnel et traitant de spiritualité atteste d’une volonté de se donner les moyens de notre ambition personnelle. Pouvoir, ambition, voilà des mots qui sonnent parfois très négativement à nos oreilles et pourtant ce sont des mots qui sont porteurs de belles valeurs! S’octroyer le pouvoir de piloter notre vie, de ré-enchanter notre quotidien, de se changer soi-même et le monde, c’est plutôt positif non? L’ambition de participer à une transition vers une société plus humaine et plus durable, de permettre à chacun et chacune de s’épanouir, de vivre selon ses valeurs, voilà qui est très loin de l’ambition caricaturale associée à des ‘prédateurs’ dans le monde du travail!

Oui, nous sommes potentiellement puissantes! Oui, nous avons des atouts formidables pour relever les défis actuels et futurs! Notre souci, c’est que nous sommes encore trop souvent les dernières à y croire ‘vraiment’… Celles qui parlent un peu plus fort, qui contestent et qui protestent, sont vite considérées comme des ultra féministes qui suscitent au mieux les plaisanteries, au pire la haine, y compris parmi les femmes elles-mêmes, tant nous semblons habituées à considérer toute volonté d’affirmation et de puissance comme utopique, naïve ou condamnable…

Je ne considère pas que ‘par principe’ toute femme a en soi les clés pour faire de ce monde un monde meilleur, mais je crois fermement que la domination masculine, là où elle existe, doit être combattue et que l’alternative d’un monde plus équilibré et harmonieux réside dans la valorisation du féminin, si restrictif que ce terme soit, il a le mérite de la clarté.. Féminin et masculin devraient être des termes éculés aujourd’hui, dans le sens où l’opposition des termes indique que l’on se questionne encore sur la prépondérance d’un des deux termes sur l’autre…

Valorisons-nous et respectons-nous nous-mêmes… N’attendons pas la reconnaissance et l’estime des autres car c’est en trouvant valeur à nos propres yeux que nous recueillerons le respect des autres. Sans respect, pas d’échange. Avec le respect, cessera la violence.