Nous, les femmes, sommes-nous le ‘jouet’ de nos hormones?

419gZbE5BEL__SY300_Combien de fois nous plaignons-nous de ce que nous infligent nos hormones? Et notre entourage aussi ! 🙂 Mais qu’est-ce qui se passe exactement dans le corps d’une femme durant le fameux cycle hormonal? Quelle influence ont toutes ces hormones sur notre humeur? Est-ce un mythe de penser que nous sommes en quelque sorte ‘gouvernées’ par nos hormones?

C’est prouvé scientifiquement que les hormones influencent le comportement des femmes. C’est d’ailleurs aussi le cas chez les hommes! Ce qui nous distingue des hommes, c’est bien sûr le fameux cycle hormonal mais aussi le fait qu’à certaines périodes de la vie, la chute des hormones chez les femmes est brutale alors qu’elle est progressive chez les hommes. C’est ainsi qu’à la ménopause, les femmes ressentent souvent des changements abrupts, qui nécessitent des traitements adaptés pour continuer à vivre sereinement.

Comment vivre hamonieusement notre cycle hormonal? En commençant par mieux le connaître! Le début du cycle, commence vers le 5ème jour suivant le début de nos règles. Psychologiquement, nous nous sentons plutôt bien, prêtes à entrer dans l’action avec le cœur léger. La vision est claire, la libido croissante, l’énergie est bonne. Cette période dure environ 9 jours. Ensuite viens la phase ovulatoire, nous sommes dans une énergie tournée vers les autres. Nous nous sentons très sociales, prêtes à faire la fête! C’est une période propice pour mettre nos projets en action. La phase prémenstruelle est celle qui nous rend émotionnellement à la fois créatives mais également très susceptibles! Si nous pouvons nous exprimer, nous déplaçons des montagnes, si nous rencontrons l’incompréhension, nous n’hésitons pas à devenir sauvages ! Nous pouvons alors ressentir un mélange de trop plein et une baisse d’énergie en même temps. La relation à l’autre peut être difficile. C’est une période propice à la réflexion et à l’analyse. Puis viennent nos règles, période où la tentation est grande de rester chez soi tranquilles et c’est bien normal car l’énergie tombe littéralement… En respectant davantage ce cycle et ses phases, en choisissant d’épouser certaines étapes plutôt que de les contrarier, nous ne pourrons donc que mieux vivre et éviter la fameuse phrase: « T’as tes règles en ce moment? »

Lorsque les hormones sont à leur activité maximale dans le corps, soit vers l’âge de 20 ans jusqu’à 35 ans, cela nous permet de vivre pleinement notre vie sur le plan de l’énergie.  Mais entre 35 et 45 ans, nous passons à travers une période où les facteurs extérieurs et le mode de vie peuvent plus facilement influencer notre cycle hormonal, puisqu’il a déjà commencé à subir une baisse plus ou moins importante de production hormonale.

Le stress émotionnel influe également. Plusieurs hormones ont une influence importante sur l’humeur. Entre autres, on retrouverait dans le sang des personnes ‘déprimées’ un taux anormalement élevé de cortisol, une hormone sécrétée par les surrénales, ces glandes responsables de la gestion du stress. Ce phénomène serait relié au dysfonctionnement des glandes surrénales, une conséquence de l’accumulation de stress. La dépression est un problème de plus en plus courant  chez les femmes de plus de quarante ans, lorsqu’elles arrivent à ce qu’on appelle la préménopause.  Le problème est que lorsqu’elles développent des symptômes de dépression, on ne met pas nécessairement en cause le déséquilibre hormonal à cette période de la vie et elles se font prescrire des anti-dépresseurs inutilement.  Souvent ceux-ci n’ont pas d’effet sur leur qualité de vie et de plus, ils peuvent avoir des conséquences néfastes sur leur santé. Souvent, le problème provient du déséquilibre hormonal causé dans la plupart des cas par une déficience en oestrogènes.  Ces derniers ont de puissants effets sur le cerveau et l’humeur, la mémoire et la capacité d’apprentissage.  Ils protègent la peau du vieillissement et préviennent l’ostéoporose et les maladies cardio-vasculaires.  Ils sont bénéfiques lorsque leur taux est équilibré, mais dévastateurs lorsqu’en excès ou non contrebalancés par la progestérone.

Saviez-vous que nous produisons aussi de la testostérone? Chez les femmes, elle contribue à la libido et est responsable de la plupart des changements par lesquels passent les femmes au cours de la puberté, notamment l’acné. Le manque de testostérone chez les femmes est le plus souvent identifié par un manque de libido, une incapacité physique à être excitée, une peau anormalement sèche et les cheveux de plus en plus fragiles.

Que faire pour vivre bien avec toutes ces hormones et trouver l’équilibre hormonal?

  1. Le repos est le meilleur remède lors de fatigue des surrénales.  Car, s’il n’y a pas de repos, l’insuffisance surrénalienne risque de perdurer malgré tous les efforts mis en place.  Il faut éviter le stress, dormir beaucoup et s’offrir des vrais moments de détente! Au-delà de 45 ans, il faut aussi tenter de rétablir le déséquilibre hormonal en intégrant dans l’alimentation, ou sous forme de suppléments, des phyto-oestrogènes (soja, graines de lin, trèfle rouge…).
  2. Nourrir les glandes surrénales avec, soit des plantes (rhodiola, schisandra, magnolia, ginseng…) ou certaines vitamines comme la vitamine B5 et B6 ou encore la vitamine C.
  3. Il faut éviter les aliments riches en sucre raffiné, car les sucres stimulent la production d’adrénaline, de cortisol et d’insuline.  Ces hormones bloquent la sécrétion de la progestérone et des oestrogènes.
  4. Faire de l’exercice est aussi bénéfique pour conserver un bon équilibre hormonal: le sport libére des substances chimiques qui améliorent l’humeur, ce qui peut aider à équilibrer les sautes d’humeur causées par un manque ou un excès d’hormones reproductrices.

Au niveau alimentaire, le maintien d’un régime alimentaire équilibré aide à maintenir les niveaux d’hormones équilibrées, mais il y a quelques changements diététiques spécifiques qui peuvent améliorer encore plus vos taux d’hormones:

  • Le zinc est connu pour contribuer à la production de testostérone. Les aliments riches en zinc incluent le chocolat noir, les arachides et de nombreuses viandes comme le bœuf, le veau, l’agneau, le crabe et les huîtres.
  • Mangez des aliments riches en acides gras oméga-3. Les acides gras oméga-3 contribuent à la formation de membranes cellulaires saines, ce qui permet aux hormones d’atteindre leur destination dans le corps. De bons aliments à inclure dans votre régime sont les noix, les œufs et de nombreux types de poissons, dont la truite, les sardines, le saumon, le thon et les huîtres.
  • Consommez plus de fibres dans votre alimentation. Les aliments riches en fibres sont les céréales entières, les fruits crus et les légumes crus. Les fibres se lient d’elles-mêmes aux œstrogènes « usés », nettoyant ainsi votre organisme conduisent à un meilleur équilibre global.
  • Évitez la caféine et l’alcool. Des études suggèrent que l’utilisation excessive de ces deux produits peut contribuer à un déséquilibre hormonal prémenstruel.

Nous, les femmes, surtout à partir de quarante ans, devons donc être particulièrement attentives à ce qui contribue à notre bien-être. Protégeons notre santé, veillons à notre bon moral et soyons enfin amies avec nos hormones 🙂

Pour approfondir le sujet:

Pour en savoir plus dans le cadre de la ménopause, voici une spécialiste, le Docteur Anne de Kervasdoué, gynécologue et auteur de divers ouvrages, qui donne des informations sur les traitements hormonaux: