Vive le sport au féminin!

1644790_3_fd68_les-athletes-femmes-souffrent-d-un-manque_f1e193740fad96a1ad440690fc08ec52Le 1er février est déclaré ‘Journée internationale du sport féminin’ pour médiatiser davantage les différents sports féminins et le parcours de celles qui sont au plus haut niveau dans leur discipline. Sont mis à l’honneur des sports tels que le football, le rugby et le roller car le sport féminin ne se limite pas à la natation, à la gymnastique et au tennis ! La marraine de cette journée est Laura Flessel-Colovic, championne du monde d’escrime.

Aujourd’hui, seuls 7% des émissions sportives à la télévision sont consacrées au sport féminin. Pourtant 70% des Françaises et Français trouvent que le sport féminin est aussi intéressant que le sport masculin! Non seulement le sport féminin souffre d’un déficit de visibilité, mais la pratique de certains sports est encore majoritairement masculine.

Les spécificités du sport féminin: les différences physiologiques entre les hommes et les femmes, notamment l’influence des hormones sexuelles et le fait que les hommes ont plus de masse musculaire, influencent la performance athlétique. Les coachs sportifs voient eux aussi des différences: en général, pour un athlète masculin, le plus important c’est la compétition alors que pour une femme la victoire en elle même n’est pas la motivation principale dans la majorité des cas. En général, les filles sont beaucoup disciplinées collectivement mais aussi individuellement que les garçons. Les sportives estiment en général leur propre valeur de façon réaliste et acceptent la supériorité dans le jeu d’une autre joueuse. Elles sont par contre très sensibles à la façon d’être perçue dans le groupe. Contrairement aux garçons qui ont beaucoup moins d’affectif pour le groupe, les filles le recherchent ainsi que le partage émotionnel.

Comment concilier sport de haut niveau et maternité? Mère de deux petites filles, la Belge Tia Hellebaut, la championne du saut en hauteur, a pris 25 kilos à chacune de ses deux grossesses, « et par deux fois j’ai été capable de les reperdre ». Paula Radcliffe, la marathonienne anglaise a créé la sensation, en 2007, en remportant le marathon de New York moins de 10 mois après son accouchement. Kim Clijsters est redevenue championne de tennis après une retraite de plus de deux ans au cours de laquelle elle a donné naissance à une fille. Elle déclare: « Je suis surtout plus forte dans la tête. La présence de ma fille me permet d’oublier le tennis entre les matchs et les entraînements. »

La maternité, un avantage pour les femmes? La grossesse et l’accouchement sont très exigeants pour le corps et une femme peut devenir plus forte psychologiquement après avoir vécu une telle épreuve. S’il s’agit d’une athlète de haut niveau, cela peut éventuellement être un avantage. Mais pour beaucoup d’athlètes féminines, les grands exploits sportifs prennent fin avec une grossesse, tant la transition peut être éprouvante.

Quelques noms de grandes sportives? Internationale de basket-ball, Céline Dumerc a mené à plusieurs reprises l’équipe de France sur le podium des plus grandes compétitions. Vainqueur du tournoi de Wimbledon le 6 juillet 2013, Marion Bartoli est l’une des trois seules Françaises du tennis « moderne » – avec Mary Pierce et Amélie Mauresmo -, à avoir gagné au moins un titre en Grand Chelem.  À 28 ans Gaëtane Thiney a déjà été sélectionnée 98 fois en équipe de France de football et est l’auteur de 45 buts sous le maillot tricolore. Laure Manaudou a récolté 127 médailles, dont 86 en or. Lucie Decosse a été championne olympique de judo en 2012, triple championne du monde et quadruple championne d’Europe. À 24 ans, Claudine Mendy, handballeuse, a déjà joué 102 fois sous le maillot tricolore.

Quelles belles images nous offre le sport… Je ne vois pas pourquoi, nous, les femmes, nous nous en passerions! Vive le sport! Vive les femmes! Vive le sport féminin!