Marina Cavazzana-Calvo, une pédiatre qui se bat pour la santé et les femmes!

imagesCA6OTWBKMarina Cavazzana-Calvo a développé des biothérapies innovantes pour traiter des maladies génétiques de l’enfant et de l’adulte. Elle déclare: »La médecine a d’abord été pour moi un moyen d’assurer une priorité : mon autonomie professionnelle, économique et familiale ». D’origine italienne, aujourd’hui, elle travaille en France et elle cherche – et surtout trouve! – de nouveaux protocoles de thérapie génique. Il s’agit de soigner les individus, de corriger des maladies héréditaires, en réparant les gènes. Elle a reçu en 2012 le prix de la « femme scientifique de l’année ».

Quand on lui demande d’où vous vient sa vocation de pédiatre, elle répond: « Il n’y a pas de vocation scientifique. Quand on est enfant, on ne peut pas rêver à des choses aussi compliquées ! Les vocations naissent de rencontres avec des professeurs novateurs et charismatiques qui acceptent de transmettre et d’enseigner. C’est ainsi que l’on s’engage sur des chemins aussi pointus. Depuis l’université de Padoue en Italie où j’ai commencé mes études, j’ai eu la chance de rencontrer des personnalités avec qui j’ai eu envie d’avancer, qui m’ont ouvert les portes de leurs services et donné les moyens d’y arriver. »

Marina Cavazzana-Calvo a signé un manifeste contre la sous-représentativité des femmes dans les hôpitaux français. « Il y a un recul de la présence des femmes aux postes stratégiques de l’hôpital, de l’enseignement et de la recherche, déplore-t-elle. En période de crise économique, ce sont elles qui payent le plus lourd tribut. » Son diagnostic : « Dans le système français, les hommes se cooptent entre eux. » Ses remèdes : « Il faudrait plus de femmes aux instances stratégiques de l’hôpital. » Et mettre en pratique, comme elle le fait, un système d’accompagnement entre femmes. « Malgré mon féminisme affiché, ma liberté revendiquée, malgré la promotion que je fais pour amener les femmes à des niveaux d’excellence en recherche et en médecine, je confesse sans hésitation combien il est lourd d’assister à des réunions internationales, à des dîners, où l’on est la seule femme. »