Deux femmes, une maison d’édition pour les premiers romans!

1905034577_B97197177Z_1_20130301073130_000_GK3IM8GK_1-0Grâce à ma visite à la Foire du Livre de Bruxelles, j’ai découvert la maison d’édition Diagonale L’origine de cette maison d’édition remonte à la création d’une collection de premiers romans lancée en 2004 par Pascaline David. La Fondation Roi Baudouin de Belgique a soutenu Pascaline David puisque l’initiative fut reconnue capable d’améliorer la qualité de la vie culturelle et littéraire. La rencontre avec Ann-Gaëlle Dumont a permis au projet de s’ancrer dans un avenir littéraire et de prendre son autonomie.

Les éditions diagonale ont pour vocation de publier des premiers romans. Pourquoi un tel choix? Sachez qu’un manuscrit arrive toutes les 8 minutes chez Gallimard, 35/jour chez Actes Sud, 300/semaine chez Flammarion, soit +/- 5000 manuscrits/an pour une maison d’édition renommée dont seulement trois ou quatre seront publiés… En 2012 seuls 69 nouveaux auteurs ont eu la chance d’être édités ; ils étaient 87 en 2009, 91 en 2008 et 121 en 2004.

Comment trouver une place dans cette marée de manuscrits ? Souvent, les auteurs s’adressent aux sociétés à compte d’auteur. Leur métier étant d’imprimer plus que d’éditer, la qualité du texte aura peu d’influence puisque ces maisons d’éditions n’assument aucun risque éditorial. Quant à la promotion, elle sera inexistante. L’écrivain se retrouvera seul… Hormis des prix récompensant des manuscrits édités, rien n’est véritablement fait pour les auteurs d’un premier roman dans le monde de l’édition. Surtout si les textes souffrent encore d’imperfections stylistiques et de mise en scène narrative.

On peut lire sur le site web de Pascaline et Ann-Gaëlle (www.editionsdiagonale.com): « En créant les éditions Diagonale, notre objectif est de répondre à ces différents problèmes en publiant des premiers romans de qualité et en lançant de nouveaux auteurs. Comment? Après diffusion de l’appel à manuscrits par voie de presse, mailing, via le site internet, les réseaux sociaux, organisé en partenariat avec les librairies, nous départagerons les manuscrits reçus en identifiant leurs qualités littéraires. Nous publierons à compte d’éditeur, deux à cinq manuscrits par an jugés aboutis et rédigerons des fiches de lecture pour les textes refusés. Les éditions diagonale feront ainsi précisément ce que les éditeurs n’ont pas le temps de faire : documenter, encourager et orienter les jeunes auteurs. À terme, nous espérons devenir une référence éditoriale, par un savoir-faire nouveau : offrir une vitrine de nouveaux talents à des éditeurs confirmés en recherche de nouveaux auteurs et répondre à un lectorat avide de littérature contemporaine. »