Urmila Chaudary, celle qui se bat pour les petites Kamlahari

Reportage Kamalari SklavenmaedchenAujourd’hui encore, l’esclavage subsiste dans certaines parties du monde – et les victimes en sont généralement les plus vulnérables : de toutes jeunes filles. Loin des routes de trekking prisées des touristes, dans le sud-ouest du Népal, les paysans les plus pauvres en viennent à vendre leurs filles comme esclaves. Ces enfants, les Kamlahari, sont envoyées pour travailler en tant qu’employées de maison dans des ménages aisés. Privées de leur enfance, de leurs proches et d’éducation, elles sont condamnées par les traditions à servir de main d’œuvre bon marché, parfois dès l’âge de cinq ans. En tout, des milliers de jeunes filles sont ainsi asservies, victimes de violences psychologique, physique et bien souvent sexuelles. Urmila Chaudary, aujourd’hui âgée de 23 ans, fut l’une d’entre elles. Tenue captive de six à dix-sept ans, elle est parvenue à accéder à l’instruction grâce à une association. Désormais engagée chez elle et à l’international, auteure d’une autobiographie, elle a décidé de se battre contre ces coutumes ancestrales.