Stacey Kent, un univers tout en douceur et nuances

BIRDLAND-articleLargeStacey Kent est née à New York. Elle terminait des études en littérature comparée en Europe lorsqu’elle croise le saxophoniste Jim Tomlinson – son futur époux – à Oxford.  Inspirée par cette rencontre, la jeune chanteuse entreprend des études à la Guildhall School of Music and Drama, en 1991. Une série de spectacles à Londres l’a « lancée »! Close Your Eyes paraît en 1997, suivi de Breakfast on the Morning Tram en 2007. En mars 2010 sort Raconte-Moi. Cet album de Stacey Kent est entièrement dévolu au répertoire français. La chanteuse y reprend des classiques de Barbara, Michel Jonasz, Georges Moustaki, Henri Salvador, Benjamin Biolay ou encore Keren Ann et chante les chansons de jeunes auteurs tels que Emilie Satt, Claire Denamur ou Pierre-Dominique Burgaud.

En 2011 suivent les albums The Lyric co-crédité à son partenaire Jim Tomlinson et Hushabye Mountain. En octobre sort un premier album live retraçant son répertoire teinté de bossa nova, Dreamer in Concert. En 2013, The Changing Lights se consacre au style bossa nova par six reprises et sept compositions originales signées par le tandem Jim Tomlinson-Kazuo Ishiguro, le poète Antonio Ladeira ou le Français Bernie Beaupère.

Paroles: Les eaux de Mars

Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c’est un peu solitaire
C’est un éclat de verre, c’est la vie, le soleil
C’est la mort, le sommeil, c’est un piège entrouvert

Un arbre millénaire, un nœud dans le bois
C’est un chien qui aboie, c’est un oiseau dans l’air
C’est un tronc qui pourrit, c’est la neige qui fond
Le mystère profond, la promesse de vie

C’est le souffle du vent au sommet des collines
C’est une vieille ruine, le vide, le néant
C’est la pie qui jacasse, c’est l’averse qui verse
Des torrents d’allégresse, ce sont les eaux de Mars

C’est le pied qui avance à pas sûr, à pas lent
C’est la main qui se tend, c’est la pierre qu’on lance
C’est un trou dans la terre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c’est un peu solitaire

C’est un oiseau dans l’air, un oiseau qui se pose
Le jardin qu’on arrose, une source d’eau claire
Une écharde, un clou, c’est la fièvre qui monte
C’est un compte à bon compte, c’est un peu rien du tout

Un poisson, un geste, c’est comme du vif argent
C’est tout ce qu’on attend, c’est tout ce qui nous reste
C’est du bois, c’est un jour le bout du quai
Un alcool trafiqué, le chemin le plus court

C’est le cri d’un hibou, un corps ensommeillé
La voiture rouillée, c’est la boue, c’est la boue
Un pas, un pont, un crapaud qui croasse
C’est un chaland qui passe, c’est un bel horizon
C’est la saison des pluies, c’est la fonte des glaces
Ce sont les eaux de Mars, la promesse de vie

Une pierre, un bâton, c’est Joseph et c’est Jacques
Un serpent qui attaque, une entaille au talon
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c’est un peu solitaire

C’est l’hiver qui s’efface, la fin d’une saison
C’est la neige qui fond, ce sont les eaux de Mars
La promesse de vie, le mystère profond
Ce sont les eaux de Mars dans ton cœur tout au fond

Un pas, une  » … pedra é o fim do caminho
E um resto de toco, é um pouco sozinho …  »
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c’est un peu solitaire…