« Libres comme elles »

5328704Forcément, quand on veut faire rayonner les femmes, on ne peut que se réjouir d’un ouvrage tel que celui que propose Audrey Pulvar ! Quelle bonne idée de revenir sur le destin de femmes certes exceptionnelles, mais aussi universelles et intemporelles, notamment dans le prix qu’elles ont payé pour leur liberté… Audrey Pulvar a étudié les sciences économiques  avant d’intégrer l’école Supérieure de Journalisme de Paris. Elle a débuté sa carrière de journaliste en Martinique. En 2003, elle a rejoint France 3 comme présentatrice du journal. Depuis, elle a animé différentes émissions et publié un roman L’enfant bois, livre qui a obtenu le Prix Carbet des Lycéens 2004.

Sur le site web des Editions de la Martinière, on peut lire l’interview suivante:

Pourquoi ce titre ? « Je suis une femme libre et je me bats pour cette liberté. Ce n’est pas arrivé par hasard. De nombreuses femmes, en dehors de ma vie privée, ont été importantes pour moi dans ma vie d’adolescente, de jeune femme et de femme. Elles m’ont aidée à me construire et sont donc immédiatement apparues dans mes choix quand il s’est agi d’établir une liste. Ce qui m’intéressait, à travers ce qu’elles ont signifié pour moi, c’était d’éclairer un aspect peu traité avec un parti pris un peu différent de ce que l’on voit ou de ce qui a déjà été fait à propos de ces femmes. »

Qu’avez-vous en commun avec elles ? « L’amour des livres, de la littérature et de la lecture en particulier. Pour elles, la rencontre avec le livre s’est faite très tôt et a été salvatrice. Ce qu’il y a de commun aussi, c’est ce que Jeanette Winterson appelle ce sentiment pénible et insupportable de ne pas être à sa place, de ne jamais la trouver. Ces femmes ont toutes été à un moment ou à un autre, souvent dans leur enfance, submergées par ce sentiment et elles ont décidé de prendre leur vie en main, de trouver leur place et de faire leur place. »

C’est votre définition du féminisme ? « Mon propos n’est pas : on ne naît pas femme, on le devient, mais : on ne naît pas féministe mais on n’a pas d’autre choix que de le devenir. Être féministe, ce n’est pas être en guerre avec l’autre moitié de l’humanité ou être en revendication permanente, c’est juste créer, trouver et occuper cette fameuse place, celle qui est au centre de l’oeuvre de Jeanette Winterson. C’est quelque chose d’inaliénable et de très porteur. »

Est-ce que l’une de ces femmes a particulièrement compté pour vous ? « Certaines sont particulièrement importantes, comme Toni Morrison, Joyce Carol Oates, Karen Blixen ou Camille Claudel, mais toutes celles qui sont présentes dans le livre ont vraiment compté à un moment donné dans ma vie. Ces portraits de femmes sont comme un puzzle qui se met en place pour définir la personne que je suis aujourd’hui. »

Comme nous pouvons être fières d’être nous aussi dans la lignée de toutes ces femmes !