Béa Johnson, la fille « zéro déchet » !

web_familledéchets--469x239C’est en tant que fille au pair que la française Béa Johnson arrive aux Etats-Unis. Puis, elle rencontre son mari et ne décollera plus de sa nouvelle terre d’accueil. A partir de ce jour, elle adopte l’american way of life : grande maison, 4×4, chien, la totale  ! Jusqu’au jour où elle se rend compte que cette vie lui procure une profonde insatisfaction et un immense malaise… Elle convainc alors son mari de déménager et d’aller vivre hors de San Francisco. Avant de trouver la maison de leur rêve, il leur faut 1 an, période durant laquelle ils vivent en appartement et laissent la majorité de leur mobilier en garde-meubles. C’est là que le déclic survient : ils se rendent compte que le strict nécessaire suffit à leur quotidien. Ils s’installent donc dans une maison 2 fois plus petite qu’auparavant et donnent ce dont ils n’ont plus usage. Et cette prise de conscience les conduit à s’intéresser à l’écologie et au désencombrement.

Béa Johnson et son mari évaluent à la loupe chacun de leur besoin, scrutent chaque détail et passent au crible chacune de leur envie. Dès lors, Béa écume les magasins où elle peut acheter des produits en vrac. Elle confectionne des sacs en tissu sur lesquels elle annote le poids du sac. Lors du passage en caisse, rien de plus facile : elle pèse et déduit le poids du contenant ! Béa utilise également des bocaux en verre d’1 litre dans lesquels elle met viande, poisson, fromage, charcuterie etc. Elle évite soigneusement les éléments sur-emballés et oriente sa consommation sur le « strict nécessaire ». Dans la salle de bain par exemple où elle a supprimé la poubelle. Le coton a été remplacé par des lingettes lavables, les cosmétiques et produits d’hygiène sont faits maison… Les savons et autres démêlants sont achetés en vrac !

Béa-Johnson-garde-robe-300x208Pour les vêtements, Béa, qui a côtoyé une école de mode, choisit des habits utilisables d’une saison sur l’autre. Elle ne possède que 2 robes, 2 jupes, 2 pantalons, 1 short, 3 pulls, 7 hauts, 6 paires de chaussures, 7 culottes, quelques paires de chaussettes qu’elle emprunte rarement à ses enfants et collants et… 1 soutien-gorge ! Les séances de shopping ont lieu 2 fois par an, et se font généralement dans des magasins de fripes. Pour les costumes, jeans et chaussures en revanche, elle achète neuf pour maximiser leur usage. Mais depuis 2 ans, exit le neuf, elle n’achète plus que du deuxième main. Enfin, la moitié de l’ameublement de la maison est issue de récupération. Et cela, toujours dans l’optique de mettre en oeuvre la devise de Béa : « refuse, reduce, reuse, recycle, rot » (refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter).

Béa insiste sur le besoin de refuser et de réduire le superflu, et cela, à sa source. Pour elle, le recyclage n’est pas la solution, ni même le principe d’éco-conception, car les produits qui en sont issus finissent encore trop souvent à la déchetterie.

Il faut désencombrer, vive le minimalisme !

Et cela lui a permis de réaliser des économies : rien qu’en nourriture, les dépenses ont été réduites d’un tiers ! Pour réduire ses déchets, il est évident qu’il faut réduire sa consommation. L’évidence est là : nous n’aurons pas à jeter ce que nous n’avons pas consommé. L’objectif du « zéro déchet » est donc de ne pas envahir nos maisons avec des éléments « superflus ». Béa Johnson a fait le choix de refuser 4 éléments de la vie de tous les jours pour sa démarche « zéro déchet » : les articles en plastique à usage unique, les cadeaux gratuits, les imprimés publicitaires et les pratiques non durables ! Pour tout ce que nous ne pouvons ni refuser, ni réduire, une solution : réutiliser ! Par exemple, un sac plastique peut servir de poubelle ou à transporter des chaussures boueuses etc. Pour les objets que vous ne pouvez ni refuser, ni réduire, ni réutiliser : recyclez-les ! Pour cela, tri sélectif, si possible aux endroits les plus pratiques et les plus proches de chez vous et centre de tri pour des matériaux sensibles à recycler comme les piles, les ampoules, etc.

Enfin, pour le reste : pensez au compostage ! Pour cela, raisonnez en fonction du coût, du lieu, de l’esthétique, de la consommation alimentaire, du produit fini et de son utilisation, de votre implication ou encore aux ravageurs qui permettent la décomposition de la matière !

Béa Johnson raconte son expérience sur son blog : zerowastehome.blogspot.fr/ ou dans son livre « Zéro Déchet », comment j’ai réalisé 40% d’économie en réduisant mes déchets à moins d’un litre par an: