Qui est derrière le succès de My Little Paris ?

27540My Little Paris, c’est une sélection de bons plans proposés aux femmes parisiennes et c’est un succès phénoménal ! Comment My Little Paris est devenue une si jolie success story ? Tout a démarré début 2008, quand Fany Péchiodat a l’idée d’envoyer une newsletter de conseils de sorties à ses amies. Avec sa sœur Amandine et l’illustratrice Kanako Kuno, elle veut faire «simple et mordant». Sur le ton de la confidence, la newsletter propose une bonne adresse (un restaurant, une boutique de mode, un lieu insolite…), des infos insolites… «On voulait faire de l’anti-spam, explique Fany Péchiodat, et surtout rentrer dans les conversations des dîners en ville.» En un mois, la newsletter envoyée initialement à 50 amies compte un millier d’abonnées. En six mois, elle en touche 10 000 ! Elle décide alors de laisser tomber son job de chef de marque chez Jean Paul Gaultier pour se consacrer entièrement à sa start-up, démarrée… dans une chambre de bonne !

Fany Péchiodat a aujourd’hui 37 ans, elle est diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris et elle est à la tête d’une communauté de 1,7 million de femmes. « Notre force a été de créer un lien très personnel, presque intime, avec les femmes qui nous lisent », explique-t-elle. Le rôle de l’illustratrice Kanako est fondamental. «Les illustrations sont faites à la main. On a voulu redonner une patte humaine au site. Kanako fait tout au pinceau et à l’encre japonaise. Ensuite, on scanne son travail. Parfois, elle peut passer cinq heures sur un dessin. On peut voir le relief ou certains défauts. Grâce à ces illustrations, on a apporté un peu de chaleur au Web qui est assez froid. En fait, on a redonné de l’émotionnel au digital,» insiste la fondatrice Fany Péchiodat.

My Little Paris s’est décliné à Lyon et Marseille, a développé de nouvelles thématiques autour des livres (My Little Book Club), des enfants (My Little Kids), du mariage (My Little Wedding) ou de la cible masculine (Merci Alfred). Mais c’est surtout le lancement de My Little Box, fin 2011, qui va assurer à la société un solide chiffre d’affaires. Ce format publicitaire n’est pas nouveau, mais My Little Paris y applique tout son savoir-faire: un ton et une image soignés, des informations exclusives. Le produit séduit les annonceurs du luxe, de la mode et de la beauté. La box, qui contient des goodies, quelques effets poétiques (une carte illustrée avec un message par exemple) et des échantillons de produits de beauté.

«Notre époque est géniale », estime Fany. « On assiste à une redistribution complète des cartes, qui donne ses chances à ceux qui veulent se retrousser les manches pour réussir.» C’est la magie du Web ! «On peut être à la fois artisanal et innovant, petit et mondial, high-tech et home-made», promet Fany Péchiodat.

Moi je trouve cette belle aventure tout simplement géniale et si inspirante pour nous les femmes ! Aujourd’hui, ce sont des dizaines de personnes qui travaillent sur ce projet… Chapeau bas ! L’authenticité, cela finit toujours par ‘payer’ ! 🙂

Dans la vidéo ci-dessous, Fany et sa sœur Amandine reviennent sur leurs débuts…