Droit à l’avortement: soyons vigileantes !

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Dans le monde, plus d’une grossesse sur trois n’est pas planifiée. Sur 46 millions d’avortements annuels, 20 millions se font dans des conditions d’illégalité et de danger. Aujourd’hui, 40% des femmes vivent dans un pays où l’avortement est interdit. Il a été démontré que la libéralisation de l’avortement entraîne une diminution de la mortalité infantile. Le désir d’enfanter constitue donc, pour l’enfant à naître, la meilleure garantie de son épanouissement. Actuellement, en Europe, nous les femmes ne jouissons pas des mêmes droits à disposer de notre corps. En juillet 2015, le Portugal a resserré sa loi sur l’avortement, adoptant un projet qui vise à faire payer les femmes qui souhaitent mettre fin à leur grossesse, et à leur imposer des examens très stricts avant la procédure. « Ces changements dans la loi sont illégitimes, ils entraîneront la possibilité réelle de revenir au temps des avortements clandestins », a déclaré la militante Ana Cansado. Le droit à l’avortement en Espagne est un combat loin d’être terminé. Le 9 septembre 2015, le Sénat espagnol a adopté une nouvelle réforme qui exige que les mineures aient le consentement de leurs parents ou de leur tuteur/ice légal(e) pour avorter. L’Irlande, la Pologne, Malte et Chypre interdisent l’avortement.

En Belgique, l’avortement est autorisé, dans certaines conditions, depuis 1990. En France, la loi du 4 juillet 2001, relative à la contraception et à l’IVG, modernise la loi Veil de 1975. Près de 220 000 IVG ont été pratiquées en France en 2012, ce qui correspond à 1,5% des femmes entre 15 à 49 ans. Plus d’une femme sur trois a recours à une IVG dans sa vie. Il s’agit de femmes de tous les âges et de tous les milieux sociaux. Les deux tiers de ces femmes utilisaient une méthode contraceptive, d’où l’importance de bien adapter sa contraception à son âge, ses antécédents de santé, et son mode de vie.

Le droit à l’avortement permet aux femmes en détresse d’accéder à l’interruption volontaire de grossesse dans de meilleures conditions médicales et d’hygiène, dans un cadre financier défini et de bénéficier d’un soutien psychologique.

Il existe quatre degrés d’application du droit à l’avortement dans le monde. Au Brésil, en Égypte, à Madagascar ou en Malaisie l’avortement est interdit dans presque toutes les circonstances. Dans tous les pays du monde, un seul motif autorise l’avortement de façon quasi systématique : lorsque la vie de la vie de la femme est en jeu. Au Maroc, en Corée du sud, en Éthiopie ou en Thaïlande, l’avortement est autorisé uniquement si la santé ou la survie de la femme sont en jeu. L’IVG est autorisée si la santé, la survie de la femme ou des motifs socio-économiques viennent justifier l’acte en Royaume-Uni, en Inde ou au Japon. L’avortement est autorisé sans restriction majeure dans moins de trois quarts des pays développés.

Comment nous, les femmes, pourrions-nous nous considérer les égales des hommes si nous n’avons pas le pouvoir de décision concernant notre corps et notre santé?

Vous pouvez signer la charte pour le droit à l’avortement en cliquant sur ce lien www.abortionright.euCe site propose une revue de presse dans laquelle vous trouverez les liens et les références d’un maximum d’articles concernant les questions d’avortement partout dans le monde.