Coline Debayle nous propose un shoot d’art !

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Artips est une start-up française créée par une jeune femme, Coline Debayle. A 25 ans et un diplôme d’HEC et de Sciences Po en poche, Coline souhaite rendre l’histoire de l’art plus accessible et veille sans relâche à ce qu’Artips soit un « petit rayon de soleil quotidien ». Trois fois par semaine, nous pouvons recevoir gratuitement une anecdote originale  sur une œuvre d’art par email, en moins d’une minute. Artips rend l’histoire de l’Art plus accessible à la fois en termes de mobilité et de contenu. De l’Antiquité à l’art contemporain, Artips permet d’appréhender des œuvres d’art sous un angle nouveau. Artips raconte chaque jour une anecdote mémorable sur une peinture, une sculpture ou une photo… et qui se lit en une minute !

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Entrée dans la vie active, Coline Debayle, 25 ans, s’est rendue compte que se cultiver relève souvent du parcours du combattant. Et pour la jeune étudiante (Science Po, HEC) qu’elle était il y a encore un an, c’était juste inconcevable. Un constat partagé à 100% par Jean Perret, ingénieur développeur de 28 ans et passionné d’histoire de l’art qu’elle rencontre lors d’un «Start up week-end». Convaincus que l’art concerne tout le monde et que «l’histoire de l’art peut sembler parfois codée ou poussiéreuse», les deux jeunes gens ont lancé en avril 2013 Artips. Pour se lancer dans l’aventure, les deux jeunes gens ont mis 1.000 euros chacun. Ils se sont entourés de Gérard Marié, leur «grand sage», professeur d’histoire de l’art qui, habitué à s’adresser à des néophytes comme à des débutants, valide tous les contenus et «nous aide à rendre l’histoire de l’art plus accessible».

Je reprends ci-dessous une interview de Coline disponible sur http://www.toutalego.com.

Bonjour Coline, peux-tu nous parler d’Artips? Quel est son concept?

Le projet est né d’une frustration que je partageais avec mon associé. Diplômée de Sciences-Po et d’HEC, j’étais très attristée de constater que, dans la vie active, on manque de temps pour se cultiver ou pour visiter des expositions. Mon associé quant à lui se levait tous les matins à 5 heures afin de lire de l’histoire de l’art avant d’aller développer des solutions techniques innovantes.

Peux-tu nous dresser le portrait robot d’un ou d’une abonné(e)? Combien d’abonné(e)s comptez-vous à ce jour ?

Il n’y a pas de portrait robot d’un ou d’une abonnée Artips. Le point commun de tous nos lecteurs est leur « curiosité ». Nous sommes très lus par les enseignants, les étudiants, entre autres, partout en France et déjà dans plus de 115 pays. Aujourd’hui, nous comptons plusieurs dizaines de milliers de lecteurs.

Comment trouvez-vous les anecdotes racontées par le site ? Quelle est ta préférée ?

Nous avons créé un réseau de plus de 80 spécialistes (professeurs, guides, médiateurs, étudiants…) qui proposent leurs anecdotes au gré de leurs visites et de leurs coups de cœur. Chaque anecdote est ensuite validée par Gérard Marié, professeur d’histoire de l’art dans des facultés parisienne pour s’assurer que tout notre contenu soit parfaitement crédible

Comment expliques-tu le succès des newsletters comme Artips ou My Little Paris ou d’applications comme « Un texte, un jour » ?

Que ce soit les newsletters de My Little Paris ou d’Artips, chaque email est très travaillé. Une équipe de spécialistes est mobilisée pour assurer une constance dans la qualité du contenu. Et puis, c’est un petit rayon de soleil dans notre quotidien, souvent très stressant.

En tant que femme, quelles ont été les difficultés rencontrées lors de la ta création d’entreprise ? Comment as-tu pu lever ces freins ? As-tu bien été accueillie dans le milieu du numérique ?

Etre une femme a des avantages et des inconvénients dans le milieu entrepreneurial, dans le monde du digital et dans l’univers professionnel en règle général. Pour ma part, ça a vraiment été un atout et je n’ai jamais rencontré des interlocuteurs qui ne m’accordaient pas la même crédibilité qu’à un homme. En revanche, il faut bien choisir les personnes qui vont nous entourer au quotidien dans l’aventure (associé, employés, partenaires…) , ils sont la garantie essentielle de l’égalité.

Quels conseils donnerais-tu à une femme qui souhaiterait se lancer aujourd’hui ?

Lancez-vous, mais ne vous lancez pas seule. Associez-vous avec quelqu’un en qui vous avez une confiance professionnelle à toute épreuve, car des épreuves il y en aura ! N’attendez pas de tout savoir si l’entrepreneuriat, c’est impossible. Vous apprendrez.