Helena Rubinstein, celle qui a tout misé sur la beauté

Helena_Rubinstein

J’ai lu presque par hasard la biographie rédigée par Michèle Fitoussi concernant Helena Rubinstein. Jusqu’à cette lecture, son nom évoquait pour moi des cosmétiques chers, mais aussi un art de prendre soin de soin avec élégance, et je n’ai pas été déçue ! J’ai trouvé cette biographie passionnante, le parcours d’Helena Rubinstein bluffant. Quelle personnalité ! Un petit bout de femme née en 1872 en Pologne, qui émigre en Australie au début de sa vingtaine, qui ne veut pas se marier à une époque où c’était une évidence pour toute femme, qui est prête à travailler comme une acharnée pour être indépendante. Son obsession de s’en sortir seule l’a rendue attentive à tout ce qui aurait pu lui permettre de créer sa propre source de revenus. Tout a démarré pour elle à partir de la crème que lui mettait sa maman pour protéger sa peau délicate. Ces petits pots de crème, emportés avec elle dans ses bagages quand elle a quitté l’Europe, ont été une révélation pour elle: elle les a fait évoluer vers les soins les plus pointus. Elle a créé des instituts de beauté, de bien-être, une révolution à une époque où prendre soin de soi était mal considéré. On venait en cachette chez elle pour recevoir ses conseils, pour soigner des acnés rebelles, pour raffermir sa peau. Pour Helena, aider une femme à se sentir belle, c’était le meilleur chemin de l’émancipation.

Helena Rubinstien est un modèle de persévérénace et de ténacité. Elle a été une pionnière dans la volonté d’associer la science et la beauté. Elle a développé un véritable empire, elle fut d’une efficacité redoutable en affaires. Toute sa vie, elle a été mue par son sens de l’esthétique. Elle a débordé d’énergie, elle a tout sacrifié à son travail, sa vie conjugale, sa vie de famille – elle a eu deux fils dont elle s’est très peu occupée. Elle a demandé à ses proches, à ses employés d’être autant dédiés qu’elle à la progression de sa vision, se comportant parfois comme un véritable tyran.

Sa vie, son parcours, posent question aujourd’hui: peut-on viser haut dans sa vie active sans pour autant devoir sacrifier tout le reste ?