Maman au boulot versus Maman au foyer, laquelle est la plus vannée ?!

maman-organisee

Ne sommes-nous pas toujours tiraillées entre l’envie de nous consacrer pleinement à nos enfants – mais alors que de frustrations de ne pas pouvoir être autre chose.. qu’une maman ! et celle de nous consacrer pleinement à un job passionnant – mais alors que de frsutrations de voir si peu nos enfants ?! Entre les deux, il y a la plupart des mamans, celles qui n’ont ni un job passionnant ni l’âme d’une mère courage, une vie de Mum normale donc !

Voici les articles ci-dessous… Qu’en pensez-vous ?!

« Hello lecteurs !

C’est vendredi soir, et je suis épuisée de ma semaine passée à caser 32 heures de tâches dans 24 heures de journée. C’est le lot des mamans au boulot !

Il y a 6 mois, c’était aussi vendredi soir et j’étais aussi épuisée de ma semaine dédiée à 300% à ma fille alors que ma jauge de patience était à 0%. C’est le lot des mamans à la maison !

Ce soir, j’ai envie de comparer le quotidien des Mamans Au Boulot (les MAB) et de celui des Mamans Au Foyer (les MAF), parce que c’est un sujet qui suscite beaucoup de rancœurs et d’incompréhensions, alors que dans les deux cas il y a des mamans qui se défoncent pour faire au mieux ce qu’on attend d’elles…

J’ai été MAF, je suis MAB et je pense que je redeviendrai MAF à un moment dans ma vie, alors je me sens la liberté de me risquer sur cette pente glissante:)

D’ailleurs je reconnais que je suis moins fatiguée et plus équilibrée dans ma tête depuis que je retravaille. De la part celle qui ne se réalise pas au boulot et qui adore son rôle de maman… c’est dire si les MAF font un boulot du tonnerre, à l’insu de toute la société😉 A côté de ca, je suis plus stressée et plus tiraillee depuis que je suis MAB…

C’est parti pour un petit MAF VS MAB, avec comme seul but de partager ma vision d’un quotidien intense, rempli de joie mais aussi de difficultés et de mieux faire connaître l’autre côté de la barrière aux un(e)s et aux autres !

MAB VS MAF

Être MAF c’est ne jamais avoir de RTT parce qu’une MAF n’a pas de mode de garde et qu’ »il ne manquerait plus que ça qu’on la décharge de ses gosses« . Être MAB, c’est utiliser ses RTT pour prendre RDV chez le pédiatre/l’allergologue/le kiné et se faire engueuler par son boss parce qu’on se la « coule douce« .

Être MAF, c’est supporter les cris, les hurlements, les sauts, les pleurs, les plaintes, les gémissements, les réclamations, les colères, toute la journée et devoir garder sa patience intact chaque jour malgré des nuits merdiques. Être MAB, c’est supporter le stress, les deadlines, les critiques, les réunions pourries, les chefs relous, les clients exigeants, les horaires contraints, toute la journée et devoir garder sa concentration intact chaque jour malgré des nuits merdiques.

maman au foyer maman qui travaille

Quand j’ai repris le boulot en dormant 3 heures par nuit

Être MAF c’est se lever avant tout le monde à la maison, préparer les grands, courir partout pour être à l’heure à l’école/à la danse/chez l’orthophoniste, au pressing pour papa, emmener belle-maman chez le chiropracteur, accompagner les sorties scolaires, le tout avec le nourrisson dans l’écharpe, faire le ménage chaque jour pour que l’intérieur soit digne d’une MAF, préparer les repas deux fois par jour et nettoyer le bazar qui va avec, repasser les chemises de Mr devant le film, récurer la baignoire sous la douche, se coucher après tout le monde et entendre qu’une MAF c’est être en vacances toute l’année. Être MAB c’est arriver avant tout le monde au boulot pour pouvoir partir à l’heure le soir pour la crèche, bosser sur sa pause déj’, finir des documents à la maison le soir, et entendre à 18h quand tu quittes « T’as posé ton aprem? » ou autre « C’est vrai qu’elle est mère, on peut plus compter sur elle« .

Être MAF c’est avoir un compte en banque dans le rouge et demander de l’argent à son mari pour s’acheter une robe. Et même se justifier sur le ticket de caisse du Franprix… Être MAB c’est avoir de l’argent sur son compte mais jamais le temps pour le dépenser. En même temps, être MAF c’est faire du shopping avec un gosse qui chigne dans la poussette et un autre qui t’apporte une robe blanche avec ses doigts pleins de chocolat. Et être MAB c’est travailler pour gagner plus, payer un mode de garde et des impôts et n’avoir finalement toujours pas de quoi s’acheter la fameuse robe à la fin du mois.

Être MAF c’est se démener tous les jours pour inventer sans cesse de nouvelles activités sympa pour occuper les journées, sans même pouvoir aller faire pipi tranquille, et voir son enfant sauter dans les bras de son père tous les soirs comme s’il avait été au bagne avec toi. Être MAB c’est se démener tout le week-end pour faire pleins de choses avec son enfant et rattraper le temps perdu sans prendre de temps pour soi, et voir son enfant sauter dans les bras de sa nounou/son auxilliaire le lundi matin.  #coeurenmiettes

Être MAF c’est ne jamais oser passer le relais, demander du temps pour soi au papa, se poser le soir après une dure journée de labeur, parce que « tu ne bosses pas, TOI« . Être MAB, c’est culpabiliser chaque fois qu’on passe le relais ou prend du temps pour soi, parce que « déjà que tu bosses et que tu n’élèves pas ton gosse…« .

Être MAB, c’est courir le matin pour arriver à l’heure au boulot, courir le soir pour arriver à l’heure à la crèche et courir les week-ends pour faire tout ce qu’on ne peut pas faire la semaine. Être MAF, c’est souvent voir le temps s’étirer parce qu’on a mille choses à faire mais qu’elles sont infaisables avec un enfant accroché à la jambe et qu’il faut trouver un moyen d’arriver jusqu’à l’heure du coucher sans craquer.

Être MAB, c’est partir avec un handicap lors de ton entretien de fin d’année et accepter de revoir ton augmentation à la baisse parce que « vous n’êtes jamais là aux réunion de 19h…« . Être MAF , c’est partir avec un handicap dans ta vie sociale parce que « vous ne savez pas ce que c’est, vous ne travaillez pas« .

Être MAB c’est jouer à candy crush aux toilettes, boire son café chaud et prendre une pause déj’ au soleil en terrasse une fois par semaine avec les collègues et parler de trucs sympas qu’ils n’impliquent ni poussée dentaire, ni érythème fessier, ni régurgitation. Être MAF c’est profiter de l’extérieur quand il fait beau, aller à Acrochat quand il n’y à personne plutôt que le samedi après-midi et pouvoir dire « oui je suis disponible en semaine » à la secrétaire du pédiatre.

Être MAF c’est pouvoir rester en jogging pas maquillée toute la journée si on a la flemme et pas envie de sortir .. et même sortir en pyjama d’ailleurs parce que je t’emmerde et personne ne me calculera. Être MAB c’est retrouver le plaisir de se pomponner parce que tu vas voir d’autres adultes et que personne ne va te vomir sur l’épaule. Normalement. #potdedépart

Être MAF c’est être la pour tous les progrès, les découvertes, les apprentissages, les petites et les grandes joies, c’est ne rien rater, pas meme les jours dont on se passerait, les jours de grosses bouderies, les jours malades, les jours grognons, les jours sans, les jours de grosses galères, les jours qui s’étirent et où rien ne va, les jours qui partent mal dès le matin, les jours où on voudrait vraiment être un peu seules. Être MAB, c’est ressentir une grande joie chaque soir en récupérant son enfant, se shooter à son odeur qui manque tant toute la journée, profiter à fond des moments qu’on passe avec et culpabiliser un max le reste du temps de toutes ces heures qu’il passe ailleurs, avec d’autres.

Être MAB, c’est pouvoir chaque jour enlever son costume de maman pour reprendre celui de femme et enlever de ses épaules le poids d’une responsabilité parfois écrasante. Pour le reprendre avec joie chaque soir.

Être MAF c’est pouvoir prendre le temps de profiter du présent avec ses enfants, de les regarder jouer et grandir sans penser qu’on est en retard sur le planning.

Être MAB c’est avoir son enfant qui se réveille la nuit pour venir se glisser entre ses parents, parce qu’il ne les voit pas assez en journée. Être MAF c’est avoir son enfant qui se réveille la nuit pour venir se glisser entre ses parents parce qu’il a entendu maman hurler sur papa qu’elle était pas la boniche dans cette baraque et quand est ce que quelqu’un va prendre un peu soin de moi merde.

Être MAB, c’est ne rester jamais assez tard au boulot aux yeux de ton boss et rester toujours trop tard au boulot aux yeux de ton gosse. Être MAF, c’est être au service de tout le monde mais ne rien foutre de ta journée aux yeux du reste du monde.

Être MAB, c’est être une femme qui est avant tout une mère.

Être MAF, c’est être une femme qui est avant tout une mère.

Chapeau les filles, on déchire quand même😉

Ps : les papas, je vous aime aussi et vous êtes top, il y a même des choses que vous faites mieux que nous, mais quand même j’ai l’impression que vous ne vivez pas exactement le même quotidien que nous 🙂 »

Mademoiselle Mam’ : Maman active ou maman au foyer: J’ai choisi…

Le titre est assez évocateur pour que j’introduise plus cet article.

Je travaille depuis que j’ai 16 ans. Alors oui bien entendu, c’est plus “taffer” rapidement l’été ou pendant les vacances scolaires ou bien dans la restauration rapide (pendant 4 ans tout de même!!!) que de travailler en se levant tous les matins, prendre sa voiture et se poser au bureau avec une tasse à la main pour commencer la journée. Il ne m’est jamais venu à l’idée d’arrêter de travailler pour m’occuper de mes enfants ou encore de travailler chez moi.

J’ai toujours imaginé mon avenir avec mes enfants, mon homme et mon boulot et c’est exactement comme ça que je vis aujourd’hui, et plutôt TRES bien même.

J’ai dû arrêter de travailler durant 1 an et demi et donc m’occuper de ma fille puis de mon fils (grossesse = arrêt = chomage tu connais? Moi que trop…). J’ai profiter à fond la caisse de passer du temps avec mes amours. Maeva n’avait même pas 1 an quand j’ai dû m’arrêter et je l’ai gardé jusqu’à ce qu’elle ait 2 ans et demi. J’ai pu profiter également de mon fils de sa naissance jusqu’à ses 8 mois. Je n’avais pas eu la chance de voir ma fille “grandir” jusqu’à ce moment, c’est pourquoi je suis ravie d’avoir vécu cela avec mon fils. On s’est bien rattrapé.
Tout est beau tout est rose, oui mais non…

Voilà qu’en tant que femme qui a toujours travaillé, qui a toujours voulu se débrouiller seule, cette envie de partir bosser le matin est revenue au galop. J’ai donc décidé de stopper ma période de chômage rapidement et de retrouver un boulot…et c’est là que les angoisses commencent : mais comment je vais faire pour faire garder mes enfants? les places en crèche, j’en rêve mais j’en ai pas assez par chez moi pour le nombre de petits etc… Toutes ces questions qui te trottent dans la tête et qui te donnes l’impression pour le coup d’être une mauvaise mère car si on fait des enfants ce n’est pas pour que les autres s’en occupent, qu’ils disent…

Mais voilà, cette envie est trop forte, ça me manque d’être une femme qui travaille. J’en ai plus que marre d’être qu’une maman qui change les couches, qui fait la bouffe pour son homme tous les soirs, qui fait toujours la même chose en fait. Marre d’être un pantin qui répète ces mouvements constamment.

C’est alors qu’un jour tout s’est enchainé… J’ai trouvé un boulot, le lendemain j’avais une place en crèche pour ma fille et 1 semaine après, une nounou pour mon fils!! JE REVIS!

MERE INDIGNE? Oh oui beaucoup de gens pensent que c’est mal de travailler et d’avoir des enfants car comme je le disais “on ne fait pas des enfants pour que les autres les gardent”. En attendant, aujourd’hui, je suis une autre, je suis épanouie, j’adore mon travail.

J’adore récupérér ma fille à la garderie après l’école et la voir courrir dans mes bras et m’embrasser et me dire que je lui ai manqué alors que ça fait à peine 7h que l’on ne s’est pas vu.
J’adore récupérer mon fils à la crèche qui fait de même et qui crie “mamannnnnnnnnnnnn” et me saute dans les bras le soir.

Les moments que j’ai avec eux sont d’autant plus précieux, j’en profite encore plus.

Mon travail est mon éxutoire et il me fait grand bien et je pense que pour ma famille il le fallait car une maman qui ne va pas bien, donne des enfants qui sont dans le même état.

J’ai toujours eu ce modèle de parents qui travaillent, où les enfants restent à la garderie, au centre de loisirs ou à l’étude le soir. Je n’ai pas été traumatisé pour autant.

J’ai donc choisi et ce depuis bien longtemps maintenant que je serai et resterai une maman qui travaille et qui bouffe ses amours de bisous le soir…
Pour terminer, je dirais que toute maman qui porte de l’amour à son enfant n’a pas à être jugée sur sa façon d’élever ses enfants : qu’ils soient gardés en collectivité ou en nounou ou bien par sa maman, le plus important c’est cette alchimie qu’il y a entre eux et nous et que nous sommes TOUTES des mamans qui déchirennnnnnnnnnnt!
Mademoiselle Mam'
Maman de Maeva, Nathan et Lucas, fiancée de Chou, je partage mes petits moments de mère et femme parfois un peu dépassée par la vie.

 

Hé oh les Papas, vous êtes où ?!