Misty Copeland, ascension d’une danseuse étoile

NEW YORK, NEW YORK--MAY 22, 2014--Prima ballerina Misty Copeland will be a make history as the 1st African-American woman to dance the lead role of Swanilda in the famous ballet Coppelia. She will also be a guest judge on "So You Think You Can Dance." Portrait of Copeland taken at Lincoln Center of Mary 22, 2014. (Carolyn Cole/Los Angeles Times)

 

Misty Copeland, parce qu’elle est la première danseuse étoile noire de l’American Ballet Theatre, est devenue une emblème et à très juste titre !

Misty Copeland est née en 1982 et a grandi avec ses sept frères et soeurs à Los Angeles. Elle a intégré une école de danse à treize ans – « C’était la première fois que j’étais dans un environnement où j’étais aimée et où l’on s’occupait de moi » – et malgré ses débuts tardifs, elle a vite été considérée comme un prodige. En trois mois, elle arrive à monter sur les pointes. Moins de deux ans plus tard, elle décroche sa première bourse dans une compagnie, à force de travail acharné.

« Entre 13 et 15 ans, je suivais trois cours de ballet par jour, raconte-t-elle. Je commençais le matin avec les filles de 5 ans, pour apprendre les bases, puis je continuais l’après-midi. Avant, j’étais une enfant moyenne, sans véritable centre d’intérêt. J’ai suivi le mouvement, sans me poser de questions. J’aurais pu être gymnaste, si quelqu’un d’autre m’avait repérée.

« Le ballet a donné à ma vie une structure et de la grâce. Au centre de danse, tous les détours, les variations, les changements de cap étaient de mon fait, sous mon contrôle. C’était un contraste brutal avec ma vie hors des cours, que j’avais du mal à maîtriser. »

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En 1999, elle se rend à New York et participe à l’atelier d’été de l’American Ballet Theatre. Elle intègre le corps de ballet en 2001. En août 2007, elle devient la première danseuse afro-américaine de la compagnie new-yorkaise à être nommée soliste. Elle danse des oeuvres de chorégraphes contemporains, ainsi que des pièces du répertoire classique. En 2012, elle tient son premier rôle principal dans L’Oiseau de feu, chorégraphié par Alexeï Ratmansky. Elle occupe ensuite les premiers rôles à plusieurs reprises : Coppélia, Casse-Noisette, le Lac des cygnes, Romeo et Juliette.

Aujourd’hui, elle milite pour plus de diversité dans le monde de la danse :

« Je veux montrer aux organisations comment travailler avec des communautés variées. Même les cheveux peuvent poser problème. J’ai déjà entendu « On ne peut pas la prendre parce qu’elle ne peut pas se faire un chignon classique ».

Alors qu’elle a réalisé son rêve en devenant danseuse étoile et en étant la première ballerine afro-américaine à danser « Le Lac des cygnes », Misty Copeland n’en a pas fini avec son combat:

« Je dois prouver que j’appartiens à ce monde, que j’en suis capable, que je suis une ballerine et que ma couleur de peau n’a aucune importance, comme ma silhouette. Il faudra beaucoup de temps au monde du ballet pour s’y habituer et je ne pense pas que cela arrivera de mon vivant, mais on est au début. »

 

 

« Dans la troupe, au milieu des filles androgynes, mon corps faisait tache. » écrit Misty. Tout est inhabituel chez elle, même sa silhouette, 1,57 mètre de muscles saillants. A 19 ans, Misty se découvre des formes, des seins, des fesses. Un drame pour une danseuse. Elle mettra un an à étirer sa silhouette, qui ressemble aujourd’hui à celle d’une athlète.

« Une vie en mouvement », c’est l’autobiographie de Misty Copeland: