La solitude, le nouveau luxe des femmes ?

La vie en mode solitaire, cela vous séduit ? Un luxe ou la solution pour vivre l’expérience du retour à soi ?

« La solitude ne fait pas peur à celles qui la voient comme une façon de se retrouver, se ressourcer et disposer d’une totale liberté de mouvement », estime la psychanalyste Catherine Audibert.

Accepter la solitude, c’est « cesser de dépendre du regard de l’autre », considère la psychiatre et psychanalyste Marie-France Hirigoyen.

Dès 1958, le psychanalyste Donald W. Winnicott décrivait cette capacité d’être seul comme la revendication légitime d’un « noyau de solitude essentiel à conserver comme un bien précieux », et à ne pas confondre avec le repli sur soi. « “Je suis seul” est une amplification de “Je suis” », propose Winnicott…, dès lors qu’on a été initié à cela dans l’enfance. « La bonne solitude n’est possible que lorsqu’on a intériorisé la permanence des autres« , explique Catherine Audibert. « Il faut savoir que quelqu’un est là pour s’en absenter. »

De ses consultations, Marie-France Hirigoyen conclut que « les femmes, aujourd’hui, peuvent aisément se sauver seules un week-end ou plus, leurs compagnons y parviennent moins. L’une de mes patientes, stressée au travail et qui souffre de crises de tachycardie, m’a raconté s’être sentie légère quand elle a enfin décidé de voyager seule ».

Marie-France Hirigoyen parle de « cette expérience unique pour soi, en soi ; qui peut être magique car elle mêle l’inquiétude, l’émerveillement, la disponibilité à accueillir ce qui vient. »

Tentées par cette quête de solitude ? 🙂