Hortense a créé Fleurs d’ici, des fleurs locales et solidaires !

Fleurs d’Ici est un site qui offre la possibilité, par abonnement, de recevoir chez soi des fleurs de jardin. On n’y trouve que des fleurs de saison, provenant de producteurs locaux. Derrière cette idée, une femme décidée à changer toute une filière: Hortense (à gauche sur la photo).

Hortense… Son prénom dérive du latin Hortus, le jardin. Après avoir été journaliste et conseillère en communication, elle décide de revenir à ce qui l’a toujours attirée, les jardins et les fleurs. Elle a créé son entreprise avec Chloé et Cécile.

Fleurs responsables

Pas de fleurs d’importation. Car la volonté de l’entreprise est de ne travailler qu’avec des producteurs d’Ile-de-France. Hortense explique:

« Neuf fleurs sur dix vendues en France sont importées, principalement de Hollande, du Kenya, d’Equateur, de Colombie et d’Ethiopie. Leur culture abuse de pesticides et les conditions de travail des exploitations sont souvent déplorables.  Ensuite elles sont mises dans des avions… Nous, nous souhaitons revenir à une solution locale et responsable. Il y a trente ans, il y avait 200 producteurs autour de Paris, il n’y en a plus qu’une trentaine aujourd’hui.

Nous on travaille avec une quinzaine de producteurs différents. Il y a des feuillagistes qui vont couper du lierre dans la forêt dans les parcelles données par l’ONF. Il y a aussi des producteurs très spécialisés, comme un rosiériste à Mandres-les-Roses, la capitale de la rose au XIXe siècle. On collecte directement chez les producteurs ou on leur donne rendez-vous à Rungis et on ne prend que des plantes de saison. »

Sauver l’horticulture française

« Nous sommes une entreprise sociale et solidaire car l’objectif est bien de maintenir l’horticulture française! explique Chloé (à droite sur la photo). Nous voudrions travailler avec des fleuristes installés en France, qui ont la même sensibilité et qui travaillent déjà avec des producteurs locaux. Nous voulons vraiment relocaliser tout un circuit en connectant des acteurs locaux qui sont proches mais qui ne travaillent pas forcément ensemble, pour reconstruire des pôles en circuit court.  L’idée est donc de développer la marque et de travailler avec des fleuriste partenaires à qui on enverrait les commandes un peu à la manière d’Interflora mais avec un réseau plus étroit et qui s’engagerait dans notre démarche. »

Entreprise solidaire avec employés en insertion

Par ailleurs il est inscrit dans le projet d’être aussi une entreprise d’insertion. Ainsi grâce à Aurore, une des associations qui gère les Grands Voisins et qui a mis en place la conciergerie solidaire, Fleurs d’Ici fait travailler quelques heures des personnes en dispositif « Premières Heures ». Le Dispositif Premières Heures (DPH), financé par le département, a été mis en place par Emmaüs Défi en 2009. Il permet aux grands exclus de reprendre une activité professionnelle selon un rythme progressif. Les livraisons sont assurées en vélo cargo dans Paris ou en scooters et voitures électriques au-delà de Paris.

« Finalement nous faisons un peu un travail qui appartient au pouvoir public. Nous avons la volonté d’être un acteur institutionnel dans la mesure où on agit pour l’intérêt général et si en même temps on fait comprendre aux gens que les roses pour la Saint-Valentin c’est pas tout à fait normal -les roses c’est en juin- on aura un peu gagné! » (Hortense).