Nous les femmes sommes-nous suffisamment attentives à notre situation financière ?

Les femmes tendent encore à s’en remettre à leur conjoint pour prendre les grandes décisions financières dans le couple. C’est ce qui ressort d’une enquête récente.

Si huit femmes sur dix sont très impliquées dans la gestion à court terme des dépenses, des factures ou des grandes décisions d’achat, la majorité des femmes sondées ont déclaré déléguer à leur partenaire la planification financière à plus long terme. Parmi les raisons invoquées, elles citent pour 82% d’entre elles les connaissances plus poussées de leur conjoint sur les placements financiers, pour 79% le partage des tâches au sein du couple qui leur permet de se concentrer sur des responsabilités plus urgentes et pour 78% le fait que leur conjoint soit le principal soutien financier de la famille.

Nous les femmes prenons de grands risques en négligeant nos finances: en cas de licenciement ou de séparation, que devient notre situation ? Sans parler du montant en moyenne inférieur de nos pensions…

La plupart des femmes veuves ou divorcées interrogées dans le cadre de l’enquête disent qu’elles auraient souhaité s’être davantage impliquées dans les décisions financières à long terme.

 

L’inégalité salariale persiste…

En grande majorité, les statistiques indiquent que les femmes ne négocient pas de manière optimale leurs revenus: temps partiels, absence de revendications salariales, difficulté à demander une promotion assortie d’une augmentation salariale,…

… l’inégalité financière au sein des couples aussi

Au sein des couples, l’investissement des femmes est plus souvent ‘non quantifiable’ – il est lié au temps consacré aux tâches ménagères et aux enfants – alors que celui des hommes est généralement plus matériel, ce qui peut entraîner de fortes différences de situation financière au désavantage des femmes, d’autant plus quand a lieu une separation – le temps n’étant pas mesuré en termes financiers…

Quel est notre comportement en matière de placements ?

Notre comportement est généralement beaucoup plus prudent et averse au risqué. Interrogées sur « quels sont les deux principaux objectifs qui guident vos décisions d’investissement », les femmes sondées citent en premier la constitution d’une « épargne de précaution en cas de difficulté financière » (39 % des réponses) suivi de « se constituer un complément de revenus pour la retraite » (33 %).

Prendre soin de nos finances, cela devrait aller de soi dans notre quête d’égalité et d’autonomie. Or cela ne semble pas être une priorité pour la majorité d’entre nous, comme si l’argent restait un tabou. D’ailleurs nous en parlons peu entre nous n’est-ce pas ?

Sommes-nous suffisamment attentives à notre « sécurité financière » ?

Prenons notre destin en main, cela passe aussi par notre destin financier !