Protégeons nos droits en tant que femmes, ne lâchons rien !

Le coronavirus a des impacts très conséquents pour nous les femmes: qu’il s’agisse de notre santé, du droit à l’avortement dans les meilleures conditions, de notre sécurité, de notre bien-être, … Des consultations médicales annulées, des tribunaux fermés, des entretiens postposés, tout cela peut faire reculer nos droits. La précarité qui nous touche déjà à la base davantage en tant que femmes, peut également s’accentuer dans ce genre de situation.

Pour les femmes et les enfants maltraités, le confinement entraîne une surexposition aux violences. Rester enfermée 24h/24h avec son agresseur signifie être exposée à des crises plus fréquentes », indique Anne-Charlotte Jelty, directrice du CIDFF (Centres d’information sur les droits des femmes et des familles) de Nanterre.

Confinées ne veut pas dire isolées ou abandonnées !

Prenons des nouvelles les unes des autres, à défaut d’entretiens physiques, des permanences téléphoniques sont organisées, il faut parfois s’organiser différemment ou remettre à plus tard certaines actions, mais cela ne vaut pas dire qu’il s’agit d’abandonner quoi que ce soit…

En France, la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr reste active 24/7j et permet de dialoguer avec des forces de l’ordre formées aux violences sexistes et sexuelles de manière anonyme et sécurisée. Dans le contexte particulier du Coronavirus, la consigne a été donnée de favoriser les IVG médicamenteuses qui peuvent se pratiquer à la maison jusqu’à sept semaines. La contraception est également renouvelable sans ordonnance dans toutes les pharmacies.

Courage chères lectrices, soyez alertes et vigilantes, ne lâchons rien !